Julie Joubert & Marie Quéau : Double regard féminin à la galerie Les Filles du Calvaire

Pour sa programmation de fin d’année, la galerie Les Filles du Calvaire présente, dans ses deux espaces, les travaux de deux femmes photographes françaises. Au rez-de-chaussée est présentée la série « La dernière plage » de Marie Quéau, un ensemble inédit d’œuvres issues de ses séries « Le Royaume » et « FURY ». Au premier étage est exposée « Patria Nostra », de Julie Joubert, fruit de trois années d’immersion au sein de la Légion étrangère. Ces expositions constituent, pour chacune des deux artistes, leur première exposition personnelle à la galerie.
Type de fabrication : Tirages d’exposition argentique et contrecollage alu 1mm.
Le laboratoire Picto aide les photographes professionnels pour la réalisation de leurs expositions, des tirages à l’accrochage, en passant par les finitions et l’encadrement.
La galerie Les filles du calvaire présente la première exposition personnelle de la photographe française Julie Joubert. Patria Nostra, est le fruit de trois années d’immersion au sein de la Légion étrangère française. Avec cette série, elle a remporté le Prix Découverte Fondation Louis Roederer de la 57e édition des Rencontres d’Arles. À travers un ensemble de photographies réalisées dans plusieurs de ses structures, Julie Joubert documente le parcours des jeunes recrues, de leur sélection à leur intégration dans les régiments opérationnels. Au-delà de l’institution militaire, son travail interroge les notions de déracinement, d’appartenance et de reconstruction de soi, en révélant les trajectoires individuelles qui se dessinent derrière l’uniformité imposée des corps.
Pour sa première exposition personnelle à la galerie, la photographe française Marie Quéau présente un ensemble inédit d’oeuvres issues de ses séries Le Royaume et FURY. Dans chacune, l’artiste explore les métamorphoses du corps confronté à des situations de bascule, où les frontières entre fiction et réalité, contrôle et abandon, individuel et collectif se troublent. Nourrie d’événements réels qu’elle transforme en récits visuels, sa photographie met en scène des figures anonymes engagées dans des rituels, des performances ou des expériences extrêmes. Corps recouverts de boue, cascadeurs, acteurs en motion capture, apnéistes ou participants à des fury rooms composent une communauté énigmatique dont les gestes suspendus interrogent notre rapport à la violence, à la vulnérabilité et à la construction de soi. Entre mémoire archaïque et imaginaire contemporain, Marie Quéau fait du corps un territoire où se révèlent les tensions d’un monde en perpétuelle mutation.
• Date : Du 12 novembre 2026 au 16 janvier 2027
Lieu : Galerie Les Filles du Calvaire
17 rue des Filles du Calvaire
75003 Paris
https://www.fillesducalvaire.com/


