Les laboratoires PICTO et Visa pour l’image – Perpignan

À chaque rentrée, les regards se tournent vers Perpignan, où se tient chaque année, depuis 1989, le festival Visa pour l’image, événement international consacré au photojournalisme. Cette édition revêt un caractère particulier : dès le premier jour de la semaine professionnelle, son directeur, Jean-François Leroy, s’est éteint des suites d’une maladie. Le public pourra découvrir les expositions de cette manifestation unique jusqu’au 13 septembre prochain.
Type de fabrication : Tirages d’exposition noir et blanc et couleur.
Le laboratoire Picto aide les photographes professionnels pour la réalisation de leurs expositions, des tirages à l’accrochage, en passant par les finitions et l’encadrement.
Pour cette 38ème édition, les laboratoires PICTO ont réalisés la production de plusieurs exposition du festival. Christophe Batifoulier a réalisé les tirages de Yoray Liberman (Journal de guerre), Mohammad Yassine (Liban : la guerre de trop), Abdulmonam Eassa (Guerre au Soudan : une nation prise au piège) et Michael Yamashita (L’Orient rencontre l’Occident : 40 ans de photographie en Chine). Christophe Pete, de son côté, a réalisé les tirages de Paolo Roversi sur l’Inde.
Yoray Liberman
Journal de guerre
À travers des photographies prises dans tout Israël pendant la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, War Diary dépeint le quotidien de ceux qui vivent sous la menace constante. Alors que les sirènes bousculent le rythme des jours, les civils s’adaptent à une réalité faite d’abris, de peur et d’incertitude. Ce projet transcende les récits géopolitiques et met en exergue le coût humain du conflit et la normalisation progressive de l’état d’urgence. Il révèle une société qui apprend à fonctionner à mesure que l’incertitude s’intègre à la vie de tous les jours.
Mohammad Yassine
Liban : la guerre de trop
Pour L’Orient-Le Jour, Mohammad Yassine photographie depuis dixsept ans le Liban, un pays en équilibre instable, suspendu entre beauté et effondrement, quotidien et catastrophe. Le 2 mars 2026, une nouvelle guerre éclate. Une guerre de plus. La guerre de trop. Le Hezbollah ouvre un front contre Israël en soutien au régime iranien, entraînant le Liban dans un conflit dont il ne voulait pas. L’armée israélienne riposte par des bombardements massifs jusque dans les quartiers du centre de Beyrouth. On dénombre plus de 2 000 morts et 7 000 blessés en sept semaines, mais aussi un million de déplacés, soit près d’un habitant sur cinq.
Abdulmonam Eassa
Guerre au Soudan : une nation prise au piège
Depuis le 15 avril 2023, le Soudan est plongé dans une guerre entre l’armée et la milice des Forces de soutien rapide. Ce conflit a réduit le pays en ruines : villes bombardées, déplacements massifs et vie quotidienne brisée. À travers une série d’images réalisées entre 2020 et 2025, cette exposition raconte l’effondrement d’une nation, passée de l’espoir démocratique d’une révolution avortée à l’une des pires crises humanitaires actuelles, sous l’effet dévastateur d’une rivalité armée entre des entités en quête de pouvoir. Des millions de déplacés, une génération en danger, et malgré tout, une population qui résiste et survit.
Michael Yamashita
L’Orient rencontre l’Occident : 40 ans de photographie en Chine
Cette exposition est le fruit de quarante ans de photographie en Chine, où Michael Yamashita a commencé à travailler en 1982. Elle rassemble des diapositives couleur et des fichiers numériques issus de seize grands reportages réalisés pour le magazine National Geographic, des images tirées de cinq albums photo consacrés à la Chine, ainsi que des photographies provenant de nombreuses autres missions. Cet ensemble couvre une période de croissance sans précédent en Chine et constitue un témoignage unique de la culture, des régions et des habitants de ce pays au cours de sa transformation rapide en puissance économique et industrielle mondiale.
Paolo Roversi
L’odeur de l’Inde
Paolo Roversi livre une traversée photographique aux accents oniriques, où l’Inde apparaît comme un espace suspendu entre ombre et lumière, réel et illusion. Il développe dès les années 1990 une écriture visuelle singulière, fondée sur la lenteur, les longs temps de pose et l’accueil de l’imprévu. Flous vibrants, noirs profonds et blancs laiteux deviennent les éléments constitutifs de son langage. À travers des tonalités sépia et des couleurs poudrées, il révèle une Inde mystique et intemporelle. Paysages, scènes de vie et portraits composent un univers délicat, où la lumière modèle les corps et les lieux. De cette matière sensible émerge un portrait kaléidoscopique, empreint de douceur et d’élégance.
• Date : Du 29 août au 13 septembre 2026
• Lieu : Visa pour l’image – Perpignan
Plusieurs lieux de la ville
66000 Perpignan
https://visapourlimage.com/


