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Womanakwa : un panthéon contemporain en apnée par le duo MansAmo

Agapé-Fiandjogbé – 2025 – Photographie numérique subaquatique (mer Egée) – 100×100 cm © MansAmo

La Galerie Vallois présente le nouveau projet du duo MansAmo, intitulé « WOMANAKWA ». Leurs photographies subaquatiques font surgir des figures en métamorphose et composent un panthéon contemporain nourri de la mythologie. Cette exposition déploie un récit où renaissance, sacré et images se répondent, porté majoritairement par un corpus de photographies et prolongé par des vidéos, des oeuvres textiles et des textes.


Type de fabrication : Tirages jet d’encre pigmentaire contrecollés sur alu.
Le laboratoire Picto aide les photographes professionnels pour la réalisation de leurs expositions, des tirages à l’accrochage, en passant par les finitions et l’encadrement.


WOMANAKWA : une brèche ouverte dans le temps « WOMANAKWA » déploie une expérience où l’image devient passage : passage du corps à la figure, de la figure au symbole, du symbole à une forme de présence. L’eau, matrice originelle, y joue un rôle central : elle ne sert pas de décor. Elle agit comme un atelier — une matière active qui ralentit, suspend, transforme, déplace.

Répertoire mythologique : vodun, Afrique de l’Ouest, Grèce, Égypte
Les figures qui traversent « WOMANAKWA » s’alimentent de mythologies diverses.
Le vodun, des traditions d’Afrique de l’Ouest, des sources grecques et égyptiennes apparaissent comme des réservoirs de formes et de récits — non pas pour citer, mais pour activer : activer des archétypes, des gestes, des puissances, des “rôles” symboliques. Ce panthéon ne cherche pas la cohérence savante. Il cherche l’efficacité poétique : faire sentir que le sacré n’a pas disparu, qu’il s’est déplacé. Que des divinités “oubliées” peuvent survivre autrement, sous d’autres formes, dans une autre grammaire.

Un projet plurimédia
Le projet se déploie au-delà des photographies : vidéos, oeuvres textiles et textes prolongent l’expérience. Les médiums se répondent comme des registres : l’image fixe suspend, la vidéo fait revenir le temps, le textile matérialise le rite, le texte murmure et relance la question. L’ensemble construit une exposition pensée comme un espace de circulation : circulation des regards, des récits, des intensités.

Corps, tissus, souffle : le protocole d’une image
Le choix de l’apnée est déterminant : il impose un régime de temps particulier, une économie du geste, une conscience aiguë du souffle. Cette contrainte physique organise l’esthétique même du projet : le corps n’est pas “posé” dans l’eau, il s’y négocie. Le tissu ne flotte pas, il écrit.
La lumière ne décrit pas, elle révèle.

Le travail de MansAmo met en scène des figures en métamorphose : corps drapés, corps entravés, corps libérés. La figure devient un opérateur de récit : elle peut évoquer un panthéon, une histoire personnelle, une mémoire collective, un fragment de mythologie. Rien n’est illustratif : l’image suggère, ouvre, laisse agir.

L’intime comme moteur : maladie et renaissance
Le projet s’inscrit aussi dans une expérience existentielle. Le parcours de Mansara, traversé par l’épreuve de la maladie, inscrit dans « WOMANAKWA » une dimension de renaissance : l’eau comme lieu de régénération, de retour au souffle, de reconquête du corps. Cette dimension intime ne “explique” pas les images, mais elle leur donne une densité : il ne s’agit pas d’un imaginaire gratuit, mais d’un imaginaire vécu, éprouvé, reconstruit.


• Date : Du 5 au 28 mars 2026
• Lieu : Galerie Vallois
35, rue de Seine
75006 Paris
https://www.galerie-vallois.com/