Click "Enter" to submit the form.

Robert Capa, photographe de guerre, à Paris

Robert Capa photographié par Gerda Taro, Ségovie, Espagne, mai-juin 1937. Gerda Taro/International Center of Photography/Magnum Photos

Cette année, la France célèbre le Bicentenaire de la photographie. À cette occasion, de nombreux événements ont été labellisés par le ministère de la Culture, parmi lesquels figure cette exposition consacrée à l’une des plus grandes icones du photojournalisme du XXᵉ siècle, Robert Capa. Photographe majeur, il a contribué à façonner un regard et un style nouveaux sur la photographie de guerre. Intitulée Robert Capa, photographe de guerre, l’exposition propose une relecture contextualisée de son œuvre.


Type de fabrication : Tirages d’exposition Pigmentaire Fine Art 30 x 40 cm et contrecollage PVC Noir Expansé 3mm.
Le laboratoire Picto aide les photographes professionnels pour la réalisation de leurs expositions, des tirages à l’accrochage, en passant par les finitions et l’encadrement.


Une bonne photo, « c’est le condensé de l’événement tout entier » disait Robert Capa.

Robert Capa a inventé un style : le photographe de guerre, l’œil rivé à l’objectif, le scoop toujours à l’esprit. Témoin engagé, son regard a marqué durablement l’histoire du photojournalisme et a façonné la figure nouvelle du photographe de guerre.

Le musée de la Libération de Paris – musée du général Leclerc – musée Jean Moulin propose, avec la collaboration exceptionnelle de Magnum Photos, une relecture contextualisée de son œuvre. Plus de soixante tirages de presse d’époque sont présentés aux côtés de magazines, ouvrages, documents et objets personnels. Ensemble, ces cent soixante pièces retracent ainsi le parcours d’un jeune immigré hongrois devenu une icône de la photographie moderne. Le « style Capa », cette manière directe et immersive de photographier la guerre, a profondément influencé la profession, toujours exposée aux dangers du terrain. En 2024, selon Reporters sans frontières, cinquante-quatre journalistes ont encore perdu la vie dans l’exercice de leur mission, pour la plupart dans des zones de conflit.

En présentant l’œuvre de Robert Capa, l’exposition offre un regard historique sur une réalité toujours actuelle : celle du risque à prendre pour rendre compte de la guerre.

Le parcours de l’exposition s’ouvre sur les années de jeunesse et d’exil du jeune photographe, de Budapest à Berlin, de Berlin à Paris. En 1932, il parvient à faire publier une première photographie dans la presse allemande. Il prend le chemin de la France où sa compagne et lui-même se forgent de nouvelles identités et des personnalités «américaines» : les voilà devenus Robert Capa et Gerda Taro, astuce qui permet au photographe de vendre plus facilement leur production aux magazines. L’appareil Leica de «Bob» accompagne cette transformation.

Le parcours se poursuit par l’évocation de la guerre civile en Espagne que le jeune couple rejoint en 1936. L’image légendaire du républicain espagnol fauché par des tirs devient l’emblème de cette guerre civile. Alors que Capa ouvre un atelier rue Froidevaux (Paris 14e), dont subsiste une machine à écrire, des boîtes de négatifs et des carnets de photographies, la mort de Gerda Taro en Espagne sonne la fin de la période d’insouciance : des hommages lui sont rendus dans la presse et son histoire est popularisée aux Etats-Unis.

C’est ensuite la Seconde Guerre mondiale qui occupe une place centrale dans le parcours de Capa, photographe iconique du Débarquement le 6 juin 1944 et de la Libération de Paris. L’exposition retrace les trajets du photographe dans la capitale le 25 août 1944, photographiant l’entrée de la 2e division blindée dans la capitale et les combats près de l’Assemblée nationale. Le lendemain, Capa saisit la liesse des Parisiennes et Parisiens et les derniers tirs dans les rues de la ville. Après la guerre, vient le temps de la création de l’agence Magnum et des reportages dans un monde qui a retrouvé la paix par endroits, mais où la guerre continue de ravager d’autres lieux. Jusqu’à sa mort en mission en 1954, les photographies de Capa révèlent son souci de témoigner en images des conséquences des conflits sur les populations civiles.


• Date : Du 18 février au 20 décembre 2026
• Lieu : Musée de la Libération de Paris. Musée du Général Leclerc. Musée Jean Moulin
4 Av. du Colonel Henri Rol-Tanguy
75014 Paris
https://www.museeliberation-leclerc-moulin.paris.fr/