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Kodak Professional, Photographie.com, Pictorial Service (Picto) et Prophot ont depuis plusieurs années mis en place des actions visant à soutenir individuellement ou collectivement de jeunes photographes et en particulier à les aider à réaliser un premier dossier ou à se faire connaître.
Retrouvez le règlement et le calendrier de l’édition 2009 !


Cet objectif de promotion de jeunes talents est cohérent avec la démarche découverte initiée par Photographie.com depuis 1996. Cette bourse a pour but de permettre d’identifier et de déceler de nouveaux talents.


BOURSE DU TALENT 2009
Réglement

     
Constitution du dossier
La dotation attribué au lauréat
Pour participer
Lauréats 2009
Lauréats précédents



Constitution du dossier

L’inscription se fait à réception du dossier par Photographie.com
Le dossier est constitué des éléments suivants :

  • une sélection d’images cohérente sur un sujet (15 à 25 tirages photographiques ou jet d’encre dont le format ne devra pas excéder le A3) ou une Petite Œuvre Multimédia (PŒM) d’une durée de 3 à 10 minutes maximum accompagnée d’une sélection de tirages des photographies parmi les plus symptomatiques de la série.
  • un texte de présentation sur le sujet présenté.
  • un CV avec coordonnées (postales, téléphoniques et email).
  • un autoportrait photographique.
  • un CDrom avec les images numérisées (bonne définition 2500 pixels dans la plus grande hauteur ou largeur), le texte de présentation, le fichier de l’autoportrait et le CV (format texte ou PDF).
  • une enveloppe suffisamment grande et affranchie pour le retour du dossier.
  • le règlement signé et un chèque de 10 euros pour les frais de gestion à l’ordre de EOLE/Photographie.


La dotation attribuée au lauréat
  1. Nikon offre un reflex numérique D300S équipé d’un objectif AF-S DX 16-85mm VR. Les 12 photographes sélectionnés reçoivent de la part de Nikon une formation de leur choix à la Nikon School d’une durée de deux jours (cette formation devant être réalisée avant le 31 mars 2011).
  2. Photographie.com réalise et met en ligne un porfolio par photographe sélectionné.
  3. Une exposition regroupant les 4 lauréats de l’année sera organisée à la BnF (site François Mitterrand, allée Julien Cain) en fin d’année 2010. Picto réalise les tirages pour l’exposition de fin d’année à la BnF. Les organisateurs se réservent le droit de faire circuler l’exposition. A l’issue de l’opération, les candidats pourront récupérer leurs tirages en l’état.

Pour participer
  1. Peuvent postuler les photographes professionnels français ou étrangers résidants en France, ayant peu publié et qui présentent un travail dans ces catégories en prise de vue argentique ou numérique.
  2. Les 12 dossiers sélectionnés seront présentés à un jury composé de 5 membres de la profession, représentatif de chacun des thèmes.
  3. Les photographes garantissent aux organisateurs qu’ils sont propriétaires des épreuves proposées.
  4. Photographie.com, organisateur de la Bourse et ses partenaires, Nikon, Picto et la BnF, sont considérés comme ayant reçu des lauréats l’autorisation d’utiliser leurs photographies, de reproduire et diffuser, de quelque façon que ce soit, par voie d’affiche ou autrement, l’une ou plusieurs de leurs œuvres en vue de promouvoir la Bourse.
  5. Les participants devront s’assurer par eux-mêmes et garantir aux organisateurs que les œuvres qu’ils auront sélectionnées ne portent ni directement ni indirectement atteinte aux droits des tiers ou qu’ils ont obtenu de ces derniers les autorisations nécessaires à toutes fins de reproduction ou exposition. Ils devront être en mesure de fournir ces autorisations si nécessaire.
  6. Les lauréats acceptent la donation à la BnF de plusieurs tirages issus de l’exposition, afin d’intégrer la collection photographique du patrimoine français.
  7. Les organisateurs de la Bourse déclinent toute responsabilité en cas de perte, de vol ou de destruction des tirages pendant la sélection par le jury. Toutefois, une assurance peut être prise par le candidat lors du dépôt du dossier.
  8. Les organisateurs de la Bourse se réservent le droit en cas de force majeure d’annuler la Bourse du Talent.
  9. Les dossiers sont a récupérer dans un délais maximal d’un mois suivant la délibération du jury.
  10. La participation à la Bourse du Talent implique l’acceptation pleine et entière du présent règlement.


Le Dossier complet est à déposer ou à envoyer à :
"Photographie / Bourse du Talent", 15 rue du Sentier 75002 Paris.
Pour plus de renseignements : 01 42 21 08 08 ou studio@photographie.com




Lauréats 2009


© Arno Brignon
La 40ème édition de la Bourse du Talent sur le thème de la l’espace a été attribuée à Arno Bignon pour sa série sur Toulouse 31sans.

Le jury final composé de Valérie Fougeirol (Directrice de la galerie Magnum), Sylvie de la Dure (architecte et collectionneuse), Magdalena Herrera (Directrice de la Photo à GEO), Marianne Thery (Directrice des éditions Textuel) et Jean Larivière (photographe) se sont réunis le jeudi 5 novembre 2009 et ont choisi le travail d’Arno Brignon pour être le lauréat de la Bourse du Talent Espace 2009. Une mention spéciale a été attribuée à Julien Lombardi pour son travail intitulé 31100, c’est le code postal du territoire de Toulouse connu sous le nom du Mirail. Dans ces quartiers populaires, on retrouve de manières importantes les populations immigrées de la première, seconde ou troisième génération. Les habitants sont très marqués par les problématiques du chômage, de la précarité, de l’accès au droit, de la violence mais aussi de la stigmatisation. Depuis 2006, j’arpente les rues de ces quartiers, à la rencontre des jeunes, de leurs parents dans un travail photographique qui se veut loin des stéréotypes posé sur ces habitants sans nier pour autant la réalité et la dureté de la vie dans ces territoires d’exclusion….
La 39ème édition de la Bourse du Talent sur le thème de la beauté et de la mode a été attribuée à Claire Cocano pour sa série sur l’adolescence et sur la féminité naissante.

La première édition de la Bourse du Talent dédiée à la mode et à la beauté a été attribuée le jeudi 1er octobre 2009. C’est un message envers la jeune création qu’a voulu donner par son choix le jury final constitué de Laurence Vecten (Glamour), Michèle Zaquin (ex-Vogue, galeriste), Yassen Samouliev (créateur -On aura tout vu-), Jean Yves Lemoigne (Photographe) et Jean Di Sciullo (Editeur et collectionneur).

"Nous avons porté notre regard sur les travaux qui dénotent d’une culture de l’image tout en s’éloignant du mimétisme", explique Jean-Yves Lemoigne. C’est le cas de la lauréate qui possède déjà "une écriture personnelle, non seulement dans l’histoire mais le repérage et dans le choix des cadrages et des chromies. Très jeune, elle est déjà un auteur d’images." Loin des clichés d’une adolescence rythmée des logotypes des marques sportives, elle s’intéresse aux thèmes plus sensibles de l’adolescence et de la féminité naissante. Au travers de portraits et de mises en situation entre une fille et un décor urbain, elle veut "souligner les contradictions et les questionnements de cette époque" évoquant ainsi "l’ambiguïté et le mystère de l’adolescence". Une démarche qui détonne dans une photographie de mode déconnectée du monde et qui semble parfois tourner en rond.

© Claire Cocano

© Lucie & Simon
la 38ème Bourse du Talentà été rempotée par Lucie et Simon avec leur série « Scènes de vie », dont le thème est la photographie de portrait. « Scènes de vie », une œuvre photographique qui surprend par sa perspective de prise de vue, s’inscrit entièrement dans l’optique de leur travail centré sur l’Homme et le monde dans lequel il vit. Le duo de photographes partage avec Photographie.com l’expérience de la réalisation du projet « Scènes de vie », de la naissance de l’idée à son aboutissement.

Le jury final s’est réunit le jeudi 25 juin 2009, il était composé d’Odile Andrieu (Promenades Photographiques de Vendôme), Béatrice Rossetto (galerie Esther Woerdehoff), François Rousseau (Photographe), Marieke Wiegel (Institut Néerlandais) et Natacha Wolinski (Beaux-Arts magazine & France Culture) .

Dans cette galerie de portraits, les personnages sont mis en scène chez eux lors de diverses activités familières. Les images révèlent des instants intimes, précieux et délicats, qui au-delà de leur simplicité, témoignent d’une réalité quotidienne. Le point de vue depuis le plafond ou le ciel, vient rompre cette banalité en représentant de manière picturale ces fragments d’humanité. Recréant un univers visuel inconnu ; réorganisant les proportions, écrasant toute notion de perspective et de profondeur de champ, si propre à la photographie, cette vision fait perdre à l’œil du spectateur ses repères de lecture classiques habituels.
Le Reportage, thème de la 37ème Bourse du Talent inaugure la première édition de la Bourse de l’année 2009. Le 19 mai, le jury final de la Bourse du Talent composé de Gilles Favier (DA Festival Images Singulières ) Frédérique Founès (Signatures), Lucille Lagier (Atelier de Visu), Yan Morvan (photographe) et Pascal Philippe (Courrier International) a choisi son lauréat pour cette Bourse Reportage, c’est donc le travail de Clémence De Limburg qui a été primé !

Escape raconte l’histoire familiale de la séparation douloureuse d’une mère et sa fille. Le projet commence comme une commande pour New York magazine.

Intéressée par la psychologie et l’ethnographie humaines, elle réalise un reportage sur la communauté juive orthodoxe Satmar. La jeune photographe habite à Bed-Stuy, quartier noir à côté du quartier juif de Williamsburg. Pendant une de ses promenades dans le quartier elle assiste à la célébration du rituel Yom Kippur (Le jour du Grand pardon, dont le thème central est le pardon et la réconciliation). Fascinée par le rituel elle essaie petit à petit à se rapprocher des Satmars. Pour Clémence de Limburg les projets naissent en étant sur le terrain : « Je fonctionne beaucoup en étant sur place et en suivant mon intuition. Ensuite si un sujet m’intéresse je me documente pour creuser plus loin et ouvrir d’autres pistes. J’ai passé du temps à me promener dans le quartier.

© Clémence de Limburg


Lauréats précédents

Lauréats 2008

Le jury de la Bourse du Talent réuni le jeudi 23 octobre 2008 a donc attribué la 36ème édition sur le thème l’Espace, Paysage et Architecture à Jean Frémiot pour ses "Territoires occupés" , et à décerné une mention spéciale à Marilia Destot pour sa série photographique "Ellipses".

Des territoires occupés

Comme Jean Frémiot ne fait et n’a jamais fait autre chose que ce qu’il a envie de faire, le voilà lancé dans « Les Territoires occupés », ces photos qu’il prend sur des chantiers de lotissements en construction à la périphérie des villes. Chantiers désertés le temps d’une pause déjeuner ou cigarette, laissés tels quels, avec leurs boyaux qui se dévident, les meurtrières que n’ont pas encore comblées les fenêtres qu’on posera une fois les cloisons montées, le toit arrivé. Chantiers laissés à la lumière d’un jour, qui n’aura, une fois occupés, plus lieu d’être. Lieux d’êtres en devenir, déposés là, dans un entre-deux qui tient et de la relégation et de l’aboutissement. Parce que ces gens qui vivent là, se vivent dans une forme de réussite, c’est ainsi qu’on le leur a vendu. Ils quittent des quartiers défavorisés, accèdent – rhétorique immobilière – à la propriété. On leur attribue des voisins, des numéros, des places préférables à d’autres. On les laisse nommer leur maison, en faire un lieu reconnaissable. Ils ne savent pas qu’ils payent cher leur indépendance, que les lieux artificiels souffrent d’un déficit de mémoire et d’histoire que l’éloignement d’avec les lieux de culture ne fait qu’aggraver. Il l’annonce, Frémiot, en filigrane, l’insociable sociabilité, kantienne ou woltonienne (1).

Il l’attribue en secret, la mécanique des places dont elles seront privées : en sans-culotte, il va donc chercher là noblesse où elle est. Il réinstaure l’entrée de service qu’on trouve encore dans les appartements des immeubles bourgeois mais plutôt que de veiller à ce que les invités ne le voient pas, il fait une entrée fracassante et, comble du lèse-majesté, c’est lui qui invite ! Après les anciens, il entre en force dans des lieux qui ne l’auraient jamais reconnu si ses photos ne l’avaient pas précédé. L’arrière-scène, les coulisses, rien de cela ne sied vraiment aux rites millimétrés des cérémonies protocolaires : il faudra bien, pourtant, qu’ils s’y habituent, ces monuments historiques, à ce que l’objectif du photographe ramène à ce qui ne se voit pas, souvent parce qu’on ne veut pas le voir.

Parce que quand il rentre dans Jacques Cœur, c’est à l’échafaudage qu’il commence à s’intéresser. Quand, en plein patrimoine –l’idée cooptée de ce qu’on a fait de mieux – il nous remet le nez dans ce qu’on est sans doute en train de faire de pire, il y a matière politique, déjà. Les fragments qui suivent sont des morceaux de philosophie politique, détournés poétiquement. La meurtrière de l’objectif fixe le détail d’un paysage ancien qu’on a remodelé. Les chemins éthique et esthétique sont convoqués, en parallèle des clôtures qui renferment. A travers les chantiers, c’est plus un passé qu’un projet que Frémiot interpelle. Il est à sa place au Palais, mais pas comme le fou du roi : comme l’iconoclaste qui met le doigt là où il ne faudrait pas, plutôt. C’est tant mieux : les engagements qu’on suit sont toujours de ceux qu’on n’aura pas à prendre… Mais il fallait au moins lui donner une réplique ; j’ai fait de mon pire, de là où je suis. De mon Collège aristotélicien là où lui fonde la République Indépendante des Enfants. J’ai baissé le regard pour mieux regarder mes ongles en assénant des vérités. Que je ne prétends pas détenir pour autant : moi qui ne suis pas sociologue, j’ai dû pourtant trouver les mots pour dire cette sociologie qu’il fait plus qu’induire mais à laquelle il n’ajoute rien d’autre que ses photos. Elles sont juste là, criantes, ouvertes à qui veut bien les voir en regardant la série des Territoires occupés.
Laurent Cachard

(1) dont la conférence à l’ENS LSH Lyon en février 2007 m’a largement inspiré et à qui j’emprunte le premier aphorisme, lui-même descendant de l’insociable sociabilité kantienne. Son chapitre sur les nouvelles solitudes urbaines que révèlent les techniques nouvelles de communication, son propos sur le téléphone portable comme substitut amoureux de la main qu’on voudrait tenir dans la sienne étaient plus que remarquables, ils étaient des avertissements. Les derniers ?
[...]

©Jean Frémiot
Mention spéciale : Marilia Destot - "Ellipses"

Au commencement, une forêt sombre et lointaine qui ondule doucement à l’horizon. Puis tout près cette courbe maternelle couchée sur l’herbe brûlée. Ensuite l’éclaircie blanche, et vite, le frémissement doré de la fin du jour... Les saisons, les paysages, les silhouettes passent, se ressemblent et résonnent dans leur beauté sensuelle et éphémère.
La photographie est pour moi un moment d’évasion comme de recueillement, une contemplation songeuse du monde : la nature est l’espace infini de mes rêveries, et l’expérience des êtres qui s’y plongent, mon sujet photo-sensible.
Rien de plus universelle et subjective que l’expérience photographique : nous sommes spectateurs d’une même scène, pourtant nous la regardons différemment.
Mais qu’avons nous vu ? Et que voyons nous maintenant ?
Dans ellipses, j’associe en une série de diptyques des images de lieux et temps parfois identiques, parfois différents.
Par une approche chromatique picturale des saisons, par la répétition/permutation des images ou par la présence/absence des figures, j’explore la suspension et le passage du temps, la vision subjective et sensorielle de l’espace, ou encore les rémanences illusoires de la mémoire. Je sonde notre “présence au monde”.
Sous la forme poétique d’un "cadavre exquis elliptique", le défilé des images quitte l’univers du réel vers un espace-temps imaginaire.
À cette frontière entre réalité et fiction, mes "tableaux photographiques" deviennent des séquences d’un film en pointillé : un champ des possibles dans lequel l’esprit du spectateur peut librement voyager.
©Marilia Destot
   

La 35ème édition de la Bourse du Talent sur le thème du "Portraits dans tous ses états", s'est clôturée le 5 juin, près de 180 dossiers de grande valeur ont été reçus. Le jury de la pré-sélection s'est réuni jeudi 19 juin pour choisir les 12 dossiers qui seront présentés au jury final du 26 juin prochain.

Félicitations à Renan Astier, Jean-Claude Delalande, Laurent Gudin, Ilse Frech, Svetlana Khatchatourova, Stéphanie Lacombe, Marikel Lahana, Ananias Leki Dago, Didier Pazery, Steffen Rault, Benjamin Roi et Hortense Vinet.

Le jury composé de 4 personnalités du monde de la photographie : Brigitte Govignon (Editions La Martinière), Remy Faucheux (Directeur Artistique), Derek Hudson (Photographe) et Baudoin Lebon (Galeriste) s'est réuni le jeudi 26 juin pour décerner la 35ème Bourse du Talent à Marikel Lahana avec son sujet Fictions aptères.

Une photographie qui ancre sa réflexion autour de la genèse du relationnel et de la question du portrait. « Lorsqu’une personne s’offre à nous ne se fictionne-t-elle pas en partie en cloisonnant ce qu’elle souhaite laisser transparaître d’elle même. De même ne préjugeons nous pas de cette personne ? Il me semble que apprendre à connaître un être c’est autoriser à la fictionnner et à la refictionner à mesure que la vie nous autorise à croise nos chemins et à approfondir nos rapports. A partir de ce postulat, je m’autorise une vision du portrait assez libre de personnes qui jalonnent ma vie en laissant libre court à l’expression de ma fictionnalisation d’autrui ».

©Marikel Lahana
 

La 34ème Bourse du Talent a été attribuée à Christophe Chammartin. Parmi les douze autres dossiers pré-sélectionnés pour l'édition 2008 catégorie reportage, son sujet, Prison de plastique, a en effet emporté l'enthousiasme des membres du jury qui s'est réuni le 17 avril.

Armelle Canitrot (responsable de la photo à La Croix), Claudine Maugendre (responsable de la Nuit de l'année des Rencontres d'Arles), Jean-François Dessaint (responsable de la photo au Parisien), Jean di Sciullo (créateur des éditions éponimes et de l'agence Années Lumière) et le photographe Marc Riboud se sont accordés sur la qualité du travail de Christophe Chammartin, tant photographique que dans le traitement du sujet. Un reportage en couleur sur les conditions de vies des immigrés, ces forçats du légume de la région d'Almeria (Espagne), où le plastique qui s'étend à perte de vue recouvre les cultures agricoles. Les hommes y vivent dans des taudis, y travaillent dans des prisons de plastique...

Le sujet a séduit par son unité : "cette série a une vraie identité, a confié Marc Riboud. Avec ces images, on rentre vraiment dans le sujet car il se passe quelque chose à l'intérieur de chacune d'elles. Ce qui est intéressant, c'est que d'un côté il y a la qualité photographique, et de l'autre l'ensemble forme un reportage très complet."
Cette homogénéité qui semble avoir fait la différence est le fruit de la sélection effectuée par le photographe lui-même. Plusieurs fois, et sans succès malheureusement, Christophe Chammartin a présenté son travail, avant de comprendre que le choix des images compte pour beaucoup. Savoir trier, choisir, sélectionner, orienter, voilà sans doute le plus important, et c'est d'ailleurs le conseil qu'a donné Marc Riboud aux photographes présents à l'annonce du résultat : "Je préfère un reportage avec moins de photographies, l'important reste pour moi la qualité", a-t-il déclaré.

©Christophe Chammartin
 


Lauréats 2007


33ème Bourse du Talent à Picto Bastille
La 33ème Bourse du Talent sur le thème de l’Espace, le Paysage et l’Architecture a eu lieu le 12 octobre 2007, nous notons un grand nombre de participants, avec plus de 200 dossiers recus. Le pré-jury formé des membres organisateurs de la bourse a présélectionné les 12 photographes qui ont participét au jury final le jeudi 25 octobre 2007.

Le jury était composé de : Sophie Bernard (Images Magazine), Stéphane Couturier (photographe), Chantal Desmazière (Editions Scala), Eric Higgins (Editions Higgins, et Parcours Parisien de la Photographie - PPP) et Carole Lenfant (Commissaire d'exposition - Cité Chaillot).

La 33ème Bourse du Talent a été attribuée à Claudia Imbert , une mention spéciale a été décernée à Alain Cornu pour sa série intitulée "Les signes de la forêt".

L’exposition :

Après des études de littérature espagnole et anglaise aux Etats-Unis, Claudia Imbert a travaillé pendant dix ans dans le cinéma comme assistante opératrice puis comme opératrice. Durant cette période, elle a beaucoup voyagé et a assisté des chefs opérateurs reconnus.
En observant le travail de la lumière des autres, et à force de rencontre, Claudia Imbert s’est forgées sa sensibilité.
Il y a deux ans, elle a arrêté le cinéma pour réaliser ses projets, sa propre photographie. Pendant longtemps, son travail était motivé par le voyage, aujourd’hui elle veut photographier des lieux plus familiers. Elle travaille depuis un an sur un projet à Marseille avec des poloïstes qu’elle met en scène, et cherche avec eux à retrouver des instants de grâce, qui, malgré leur fugacité, sont la réponse à des heures d’entraînement.
Dans le même temps, les quartiers pavillonnaires de Fontenay-sous-bois sont devenus les décors privilégiés d’un nouveau projet où, encore une fois, elle joue de l’artifice, pour se rapprocher du réel.
Elle se donne du temps et laisse ces différents chantiers se construire sur la longueur en résistant le plus possible à l’urgence.
Après des années de tournage en équipe, Claudia Imbert découvre l’indépendance et la solitude du photographe.



Du mardi 18 décembre 2007 au dimanche 27 janvier 2008
Lieu d'exposition : Bibliothèque nationale de France BNF - Quai François-Mauriac, Paris Cedex 13, France



32ème Bourse du Talent à Picto Bastille
La 32ème Bourse du Talent sur le thème du portrait dans tous ses états a eu lieu le jeudi 28 juin 2007 à 15 heures. Parmi les 150 dossiers, d’une grande qualité, reçus, les membres organisateurs ont sélectionné les douze photographes présentés lors du jury final.

Le jury était composé de : Frédérique Babin (Le Monde 2), Sophie Schmit (commissaire d'exposition indépendante), Noémie Mainguet ( agent de photographes : www.noemiemainguet.com), Valérie Belin (photographe : www.valeriebelin.com ) et Bernard Utudjian (Galerie Polaris : www.galeriepolaris.com).

La 32ème Bourse du Talent a été attribuée à l'unanimité à Frédérique Jouval pour son travail sur la Polygamie Africaine.

L’exposition :

La polygamie est une coutume ancestrale qui reste profondément ancrée dans certaines cultures africaines. Elle n’est plus tolérée en France depuis la loi Pasqua de 1993 interdisant le regroupement familial. Les photographies présentées sont des porphototraits de femmes, d’hommes, d’enfants, des vues d’intérieurs maliens, d’objets domestiques. Les visages expriment souvent le désarroi, la souffrance, causés par des situations subies plutôt que choisies, par les femmes mais aussi par les hommes contraints de respecter la volonté des pères.
« Après avoir commencé mon travail en France, explique Frédérique Jouval, j’ai décidé de me rendre au Mali afin de mieux comprendre la réalité et les conséquences de la polygamie. À chaque portrait s’associe une histoire personnelle, heureuse ou douloureuse. En France et au Mali, je suis allée à la rencontre de familles polygames en tentant de repérer les différentes questions posées : difficultés économiques, déni d’enfants, contamination par le virus du sida, asservissement à l’autorité parentale. Au-delà de ces problématiques, j’ai aussi vécu près de familles perpétuant naturellement et sans conflit une véritable tradition culturelle. »
Ce reportage s’inscrit dans la lignée des travaux de la photographe, qui, depuis 1994, utilise son objectif pour approcher des réalités humaines ou sociales « en marge » : la relation amoureuse chez les trisomiques, les jeunes femmes maghrébines déchirées par leur double culture, l’avortement hors délai légal. Les images de ces jeunes artistes, aux antipodes d’une photographie narcissique ou marchande, s’inscrivent dans une démarche exigeante et engagée. Elles sont aussi simplement belles.

A partir du 12 novembre 2007
Lieu d'exposition : Picto Bastille, 53 bis, rue de la roquette 75011 Paris



31ème Bourse du Talent à Picto Bastille
La 31ème Bourse du talent consacrée au thème du Reportage a été attribuée à Viviane Dalles pour sa série intitulée « Monsanto à la conquête de l’Or Blanc en Inde ».
Le jury final composé de : Isabelle Fougère (journaliste), Cécile Vazeille (Espace Confluences et iconographe à La Tribune), Agnès Voltz (Chambre avec Vues), Patrick Codomier (Agence Vu’) et Eric Facon (Photographe membre du collectif Bar Floréal) s’est réuni, le 3 mai 2007, pour choisir la lauréate de cette 31ème Bourse.

L’exposition :

Quel sera le prix à payer par l'éco-système pour que l'Inde puisse connaître une deuxième révolution verte avec la biotechnologie souhaitée par son président de la République APJ Abdul Kalam afin de nourrir le peuple Indien ? La colonne 'non violence écologique' n'est pas au programme de la feuille Excel de la croissance économique. En 2002, afin d'entrer en concurrence avec ses deux principaux rivaux, Etats-Unis et Chine, le gouvernement indien autorisa la firme agro-industrielle américaine Monsanto associée au semencier indien Mahyco, à s'implanter en vue de promouvoir les graines génétiquement modifiées.

À partir des suicides des fermiers submergés par les dettes occasionnées par le recours à des pesticides supplémentaires, la jeune photographe Viviane Dalles a mené une investigation à Warangal au coeur de la région cotonnière du plateau de Deccan en Andhra Pradesh. Son travail "Monsanto à la conquête de l'Or Blanc" qu'elle a réalisé avec ténacité en deux voyages sur trois mois vient enfin d'être récompensée par l'attribution de la 31ème Bourse du Talent. Il montre les premiers impacts des semences OGM sur les hommes, le bétails et la terre. Le jury unanime a choisi de soutenir une démarche carrée où le reportage rejoint le vrai journalisme. Efficace et nécessaire.

Du 10 juillet au 31 aout 2007
Lieu d'exposition : Picto Bastille, 53 bis, rue de la roquette 75011 Paris


Lauréats 2006


Marc Cellier - Sols Mineurs
Bourse du Talent #30 - Espace Paysage Architecture.


Ces photographies ont été réalisées pendant la nuit, à la lumière des réverbères, dans les villes minières de charbon des Cévennes du Gard : Portes, Bessèges et la Grand-Combe. Ces éclairages arbitraires, fixes et immobiles, isolent de l'obscurité les décords et les objets qui se "révèlent" alors. Ils soulignent la suspension et une forme d'attente des lieux. La source lumineuse est hors champ, invisible. Et sur ces lieux déserts, nous attendons les personnages.

Le jury était composé de :

Sylvie Palous - Galerie Seine 51
Gabriel Bauret - commissaire d'exposition
Joel Halioua - Agence JH Editorial
Alain Jullien - Festival Lianzhou et Canton
Thibaut Cuisset - photographe

Sylvain Gouraud - Portraits Turcs
Bourse du Talent #29 - Le Portrait dans tous ces états.

En 1923 Mustapha Kemal fonde la république de turquie. Gouverneur militaire il imposera au pays, à la manière d'un dictateur, une vision européanisée. Code civil suisse, alphabet français, université anglaise...
Cette démocratie imposée par un seul homme et non provoquée par le peuple, constitue l'élément le plus influent de l'anbiguité de l'identité turque.
Outre sa position géographique entre Asie et Europe, la turquie a subit autant l'influence chrétienne que musulmane, voit son armée comme une garantie de maintien de la démocratie et pousse la laîcité jusqu'au limite des libertés individuelles

À l’Université, comme au lycée, les jeunes filles n'ont pas le droit de porter le voile. certains doyens laissent quelques étudiantes recouvrir leur voile d’un chapeau, ce qui donne lieu à toutes sortes de coquetteries inattendues. Certaines universités obligent les étudiantes à laisser apparaître leurs cheveux.
Quelques-unes revêtent alors une perruque par dessus le voile. Comble de l'ambiguité, le voile qui est censé cacher la féminité des longs cheveux est recouvert d'un artifice qui en annule les effets.
Prise entre la loi et leur convictions religieuses, ces jeunes étudiantes représentent plus que jamais l'anbiguité de l'identité turque

Le jury était composé de :

Alice Morgaine - La Verrière Hermès
Catherine Chevallier - Commissaire d´exposition général des Rencontres Photographiques du Xème
François Fontaine - DA magazine Palace
Christian Chamourat - Photographe

Salah Benacer - Les fous d'Antoby
Bourse du Talent #28 - Reportage.

Madagascar - Décembre 2002, janvier 2003 

Je suis arrivé vers midi au centre d’éveil Toby Betela. La chaleur était écrasante, le sol blanc réfléchissait la lumière avec violence, la place du village était déserte.
Passé la porte du premier bâtiment je me suis retrouvé au milieu d’une grande pièce. Un grand silence régnait. A même le sol, des patients avec des chaînes aux pieds, le regard parfois vide. Une femme était renroulée, malgré la chaleur, dans une couverture. Un patient jouait avec un ballon de foot confectionné avec les lambeaux de son drap. Certains m’ont regardé interloqués, les autres m’ont ignoré.
Je m’appliquai à prendre chaque photo en étant proche, le plus proche possible, en faisant le moins de bruit possible comme si le silence était synonyme de recueillement, comme si tout le monde était encore là.
J’attendais une réaction.
Rien ne se passa.

Le jury était composé de :

Anne Biroleau - BNF
Sylvie Castelani - Edition Delpire
Brigitte Huard - AFJ - Association des Femmes Photojournalistes
Wilfrid Estève - Photographe
Alain Lebouc - Festival du Scoop à Anger




   


Lauréats 2005

Mention spéciale - Emile Loreaux -
Bourse du Talent Reportage #25
-

Je suis une tomate.

Qui suis-je ? Il y a des questions sans réponses, mais quant à connaitre la provenance d'une tomate que l'on vient d'acheter, si on le souhaite, c'est possible.

J'ai déchiré le morceau de carton où il y avait l'adresse des tomates, et je me suis rendu à Rungis, tel un étranger avec un petit bout de papier qu'il ne sait pas lire. J'ai montré mon bout de carton à un chauffeur de camion, nous ne nous comprenions pas à cause de la langue, alors il a eu l'idée d'appeler son patron en Espagne, qui lui, parle un peu français. Affaire conclut, c'était parti pour Almeria. On m'a donc permis de satisfaire ma curiosité. Je n'avais pas beaucoup d'espoir sur la qualité de ces tomates qui ne pourrissent pas, ni sur les raisons qui les faisaient venir de si loin, et je suis passé des invitations aux menaces lorsque j'ai voulu rencontrer les travailleurs. Rejetés des villes par des intimidations, on pourrait ne pas les voir, et pourtant ils sont plus de 20 000 à travailler et vivre dans les 35000 hectares de serres, "la mer de plastique". Aujourd'hui ils sont marocains, sans papiers, mais déjà cotoient une main d'oeuvre venue des pays de l'Est avec des contrats de travail qui ne les épargnent pas la précarité. Malgré un accord qui fixe le prix de journée à 36 euros, les salaires versés sont de 20 euros pour des journées de dix heures, soit 2 euros de l'heure.

Ce travail est né de la volonté de faire réfléchir sur les conséquences de certaines attitudes de consommation, en suivant à rebours le parcours d'une tomate. Il s'agit là de montrer un exemple de délocalisation au sein de l'Europe. Un esclavage moderne que certains érigent en modèle économique.

Le jury était composé de :

Agnés Voltz (Chambre avec vues)
Daphné Anglés (N-Y Times)
Nathalie Marchetti (l'Express)
Alain Frilet (Magnum).

Aurore Valade - Intérieur avec figures
Bourse du Talent Portrait #26

Quand elle évoque son travail, Aurore Valade préfère parler de "galerie de personnages", plutôt que de "galerie de portraits". Réfutant toute recherche d'identité ou d'intériorité, elle s'intéresse aux espaces intérieurs et aux figures qui les habitent, à la Persona et au masque. Composées comme des tableaux vivants, ses images se réfèrent à la fois à la peinture et au théâtre. Univers de redondances et de dédoublement ; jeux de correspondances et enveloppement baroque des intérieurs domestiques : les lieux de vie lui servent de modèles, comme de petits musées privés dans lesquels la profusion de détails et d'objets en tout genre porte les signes de leur époque.

Le jury était composé de :

Laurence Vecten (Glamour)
Michel Benichou (Le Magazine Littéraire)
Alexandre Persy (Galerie Actes 2)
Patrick Le Bescont (Editions Filigranes)
Pierre Laurent Sanner (Festival Images au centre)  


Régina Monfort - Méthamphétamine
Bourse du Talent Reportage #25

Mon intérêt pour ce sujet date de quelques années. C'est au cours d'un voyage au coeur de l'Amérique que j'ai remarqué la popularité de la méthamphétamine dans cette partie des Etats-Unis. Connues également sous le nom de "Chrystal meth", cette drogue menace d'atteindre des proportions épidémiques. Au mois d'avril 2004, convaincue de la nécessité de réaliser un reportage relatant des expériences individuelles de dépendance et de sevrage, je suis partie pour Topeka, dans l'Etat du Kansas. J'y ai recherché des hommes et des femmes qui accepteraient de partager leurs expériences et j'ai commencé à recueillir leurs témoignages. En janvier 2005, je suis retournée à Topeka afin de poursuivre ce travail.

A l'origine rendue populaire par les gangs de motards tels les "Hells Angels" et les "Sons of Silence" dans les années 70, la méthamphétamine est demeurée la drogue de choix pour la population rurale des Etats-Unis où elle sévit comme un véritable fléau. Appelée "la cocaïne du pauvre", entre autres parce qu'elle peut être fabriquée à domicile et à moindre coût, la méthamphétamine séduit par l'énergie et l'euphorie qu'elle procure dans un premier temps à ceux qui s'y adonnent. Cette euphorie est suivie d'un état de dépression voire d'extrême paranoïa. En Amérique rurale, une montée considérable de la violence et du taux d'incarcération lui est attribuée. Le traitement des personnes dépendantes de la méthamphétamine est d'autant plus difficile qu'il n'existe pas, à ce jour, de substitut pharmaceutique à cette drogue. Aussi, 93% des consommateurs habituels de méthamphétamine ayant suivi un traitement de désintoxication rechutent dans les 18 mois. Face au monstre de la méthamphétamine c'est surtout une profonde détresse qui unit ces personnes. Elles ont fait le pas d'accepter de me confier leur histoire.

Le jury était composé de :

Agnès Voltz (Chambre avec vues)
Daphné Anglès (N-Y Times)
Nathalie Marchetti (l'Express)
Alain Frilet (Magnum)


Laure Bertin - Apnée
Bourse du Talent Espace, Paysage et Architecture #24


"Lieux similaires à des maquettes ou des décors,scéne d'un théâtre de l'absurde où se joue un ennui plombant... Espaces vides et glacés, entourant parfois des êtres seuls, pris dans une attente indéfinie..." Des photographies d'errance à travers les métropôles occidentales, sous influences diverses : Marc Augé, Samuel Beckett, Albert Camus, Edward Hopper, Gilles Lipovetsky, Philip Lorca-di-Corcia ou George Segal. Laure Bertin a réalisé un veritable travail de plasticien s'inscrivant parfaitement dans la mouvance actuelle, notamment par le refus de saisir un "instant décisif" cher à Henri Cartier-Bresson et désuet aux yeux de nombreux artistes contemporains.

Le jury était composé de :

Paula Aisemberg (la Maison Rouge)
Yves Marie Marchand (Edition Marval)
Philippe Le Bihan (Galerie 779)
Bogdan Konopka (photographe)
Wanda Schmollgruber (le Figaro Magazine)
Anaïd Demir (le Journal des Arts)  



Lauréats 2004

Grégoire Eloy
Bourse du Talent Reportage


Le jury composé de Brigitte Huard (Ca m'intéresse), Claudine Doury (Photographe), Lydie Trigano (Galerie Emotion), Brigitte Govignon (Éditions La Martinière) et Alain Mingam (Consultant média/édition et commissaire d'exposition) s’est réuni le 8 avril 2004.
Il a attribué la 22è Bourse du talent à Grégoire Eloy et une mention spéciale à Céline Anaya Gautier.

Liza Nguyen
Bourse du Talent Portrait

Le jury composé Charles Fréger (photographe), Willem Van Zoetendaal, Christelle Leroux (L’œil du Photographe pour FD Production), Evelyne Eveno (Directeur Photo de Biba) et Sylvain Lizon (Directeur du Centre Photographique d’Ile de France à Ponteau-Combeau) s’est réunit le 24 juin 2004 et a attribué la 23è Bourse du Talent à Liza Nguyen.

Marion Poussier
Bourse du Talent Espace - Paysage


Lauréats 2003 - Le reportage / Le photojournalisme

Eléonore Henry de Frahan
Enfances à reconstruire


© Eléonore Henry de Frahan


Diana Lui
Les portraits intimes


© Diana LUI


Deborah Metsch
1/60ème Accra direction Dakar


© Deborah Metsch


Mayumi MATSUMOTO Bourse du talent no. 17 de Juin 2002
Flore-Aël-Surun Bourse du talent no. 16 de Mars 2002
Cécile CHAMPY Bourse du talent no. 15 de Décembre 2001
Virginie AMANT Bourse du talent no. 14 de Juin 2001
Guillaume COLLANGE Bourse du talent no. 13 de Juin 2001
Carolie MEYER Bourse du talent no. 12 de Février 2001

Bourse du talent no. 10 de juin 2000
atribuée à Valerie ARCHENO
sujet: Travail sur la beauté du corps
© Valerie Archeno
Bourse du talent no. 9 de mars 2000
atribuée à Frédéric SAUTEREAU
sujet: Les Murs
© Frédéric Sautereau
Bourse du talent no. 8 de décembre 1999
Mention spéciale à Camille VIVIER
sujet: Style life
© Camille Vivier
Bourse du talent no. 8 de décembre 1999
atribuée à Estelle REBOURT
sujet: Paysages de bord de mer
© Estelle Rebourt

Bourse du talent no. 7 de septembre 1999
atribuée à Grégoire ALEXANDRE
sujet: L'atelier
© Gregoire Alexandre
Bourse du talent no. 6 de juin 1999
atribuée à Jean Pierre DEGAS
sujet: L'histoire de 52 dimanches
© Jean Pierre Degas

Bourse du talent no. 5 de mars 1999
atribuée à Julie ANSIAU
sujet: Strip-teaseuses des cabarets de Pigalle
© Julie Ansiau
Bourse du talent no. 4 de décembre 1998
atribuée à Eric GOURLAN
sujet: Portes ouvertes sur la folie
© Eric Gourlan

Bourse du talent no. 3 de septembre 1998
attribuée à Philippe VITALLER
sujet: Prise de vues numériques dans le metro
© Philippe Vitaller
Bourse du talent no. 2 de juin 1998
atribuée à Jurgen NEFZGER
sujet: Hexagone
© Jurgen Nefzger

Bourse du talent no. 1 de mars 1998
atribuée à Cristophe GIN
sujet: Irlande du Nord
© Cristophe Gin