•   53bis rue de la Roquette - 75011 Paris   |   1115 Broadway, Suite 1115 New York, NY 10010

PRESENTATION DE LA BOURSE DU TALENT

La Bourse du Talent doit sa naissance à  3 acteurs du monde de la photographie : le magazine Photographie.com, Picto et Kodak France.

Créé en 1998, cet événement a pour but d’aider les jeunes photographes à trouver leur place dans un milieu professionnel où il est difficile de se faire connaître. Aujourd’hui, plus que jamais, la Bourse du Talent joue son rôle de révélateur de talent et sert de tremplin aux acteurs de la jeune photographie.

La Bourse du Talent 2016

La Bourse du Talent a lieu 4 fois par an sur différents thèmes.Veuillez trouver ici les différents thèmes avec leur calendrier. Le Jury est renouvelé à chaque édition de la Bourse du Talent, il est composé de cinq professionnels de la photographie, désignés par le comité éditorial de Photographie.com.

  • BT #65 Reportage
    Date de fin de l'appel à candidature : 24 avril 2016
  • BT #66 Portrait
    Date de fin de l'appel à candidature : 1er mai 2016
  • BT #67 Mode
    Date de fin de l'appel à candidature : 12 juin 2016
  • BT #68 Paysage
    Date de fin de l'appel à candidature : 4 septembre 2016

Votre participation au concours peut prendre forme de deux manières différentes :

  • Photographique : soumettez vos travaux photographiques.
  • PŒM : Petite Œuvre Multimedia, expression photographique sur écran ou en projection, réalisation animée utilisant principalement la photographie et d’autres media comme le son, la vidéo. Elle est réalisée sur un support multimédia (voir règlement).

logos

RÉGLEMENT 2015

Constitution du dossier

L'inscription se fait sur le site www.boursedutalent.com, merci de remplir le formulaire de participation et d'y joindre votre dossier, constitué des éléments suivants :

  • un travail photographique sous la forme, soit d'une série cohérente d'images (de 20 à 30 images environ, suivant le sujet), ou d'une Petite Œuvre Multimédia (PŒM) d'une durée de 3 à 10 minutes maximum accompagnée impérativement d'une sélection d'images des photographies parmi les plus représentatives de la série. Chaque nom des fichiers devra se présenter sous la forme suivante : Nom_prenom_Numérotation. Le fichier au format JPG sera idéalement de 2048 à 3000 pixels de large.
  • un texte de présentation sur le sujet choisi.
  • votre CV avec vos coordonnées (postales, téléphoniques et adresse mail).
  • votre portrait.
  • frais de dossier de 15 Euros. Le paiement s'effectuera en ligne.

Déroulement du processus de sélection en 2 étapes

  • Première étape : 12 candidats seront retenus et devront envoyer leur dossier complet par la poste (tirages haute qualité, texte de présentation, CV et autoportrait). Les dossiers seront désignés par la rédaction de Photographie.com et seront présentés au membres du jury. Un mail vous annonçant votre sélection vous sera envoyé.
  • Seconde étape : le lauréat sera désigné par les cinq membres du jury.

La dotation attribuée au lauréat

  • Nikon offre une formation à la Nikon School.
  • Photographie.com réalise et met en ligne un porfolio par photographe sélectionné.
  • Une exposition regroupant les 4 lauréats de l'année sera organisée à la BnF (site François Mitterrand, allée Julien Cain) en fin d'année 2014. Picto réalise les tirages pour l'exposition de fin d'année à la BnF. Les organisateurs se réservent le droit de faire circuler l'exposition. A l'issue de l'opération, les candidats pourront récupérer leurs tirages en l'état.
  • Avoir pour la réalisation de tirages sur Picto Online.
  • Possibilité aux 12 photographes selectionnés de mettre en ligne leurs images sur PixPalace (contacter contact@boursedutalent.com).
  • Une formation offerte des Cyclopes.

Pour participer

  • Peuvent postuler les photographes ayant peu publié et qui présentent un travail en prise de vue argentique ou numérique.
  • Les 12 dossiers sélectionnés seront présentés à un jury composé de 5 membres de la profession, représentatif de chacun des thèmes.
  • Les photographes garantissent aux organisateurs qu'ils sont propriétaires des épreuves proposées.
  • Photographie.com, organisateur de la Bourse et ses partenaires, Nikon, Herez, Picto, la BnF, PixPalace et Spot, sont considérés comme ayant reçu des lauréats l'autorisation d'utiliser leurs photographies, de reproduire et diffuser, de quelque façon que ce soit, par voie d'affiche ou autrement, une ou plusieurs de leurs œuvres en vue de promouvoir la Bourse du Talent.
  • Les participants devront s'assurer par eux-mêmes et garantir aux organisateurs que les œuvres qu'ils auront sélectionnées ne portent ni directement ni indirectement atteinte aux droits des tiers ou qu'ils ont obtenu de ces derniers les autorisations nécessaires à toutes fins de reproduction ou exposition. Ils devront être en mesure de fournir ces autorisations si nécessaire.
  • Les photographes exposés acceptent la donation à la BnF de plusieurs tirages issus de l'exposition, afin d'intégrer la collection photographique du patrimoine français.
  • Les photographes exposés acceptent la donation à la Bourse du Talent un tirage issus de l'exposition, afin de l'intégrer à la Collection de la Bourse du Talent.
  • Les organisateurs de la Bourse du Talent déclinent toute responsabilité en cas de perte, de vol ou de destruction des tirages pendant la sélection par le jury.
  • Les organisateurs de la Bourse du Talent se réservent le droit en cas de force majeure d'annuler la Bourse du Talent.
  • Les 12 dossiers sont à reprendre dans un délai maximal d'un mois suivant la délibération du jury.
  • La participation à la Bourse du Talent implique l'acceptation pleine et entière du présent règlement.

Pour plus de renseignements : contact@boursedutalent.com

Lauréats 2015

Le jury a choisi d’attribuer la Bourse #61 Reportage à Michel Slomka pour son sujet « Srebrenica, le retour à la terre ».
Presque 20 ans après le massacre de Srebrenica, le photographe a saisi le quotidien de survivants qui, bien qu’ayant tout perdu, ont décidé de revenir vivre chez eux.
Dans sa série « Mädchenland », la lauréate de la Bourse du Talent #62 Portrait Karolin Klueppel, s’intéresse aux jeunes filles Khasi du nord-est de l’Inde. Elle livre un travail d’une grande sensibilité, tant artistique que documentaire, sur le quotidien des femmes dans cette société matrilinéaire
La série «Out of line» de Laura Bonnefous, lauréate de la Bourse # 63 Mode, est un échange entre le corps, l’espace et le vêtement. L’humain est souligné par sa force la plus primaire, tandis que le vêtement se personnifie. Les formes se redessinent, les personnages se transforment et des hybridations se créent entre matière humaine et matière textile.
Lauréat de la Bourse du Talent #64 Paysage, Laurent Kronental, dans sa série « Souvenir d’un futur », offre un témoignage émouvant sur la vie des séniors dans les grands ensembles urbains de région parisienne. Fasciné par le modernisme ambitieux et à la fois suranné de ces architectures conçues pendant les Trente Glorieuses, le photographe interroge la condition de ceux qui y ont vieilli et qui représentent la mémoire des lieux.

Lauréats précédents

Le jury de la Bourse du Talent sur le thème du Paysage s’est réuni le 20 octobre 2014 à la galerie Agathe Gaillard et a attribué la Bourse du Talent #60 Paysage à Matthias Pasquet, jeune photographe de 25 ans, basé à Paris, pour sa série : « Opération d’Archéologie préventive ».
Ce jury était composé de Pascal Beausse (responsable des collections photographiques au CNAP), Stéphane Couturier (photographe), Agathe Gaillard (galeriste), Line Lavesque (Comptoirs Arlésiens et directrice de la Mission du Conservatoire du Littoral) et Fanny Léglise (rédactrice en chef adjointe d’Architecture Aujourd’hui).
Picto, partenaire de la Bourse du Talent félicite le gagnant, ainsi que les trois coups de cœur d’Anne Biroleau (conservatrice en chef au département de la photographie à la BnF) : Mathilde Geldhof, Lucie Jean et Thomas Vanden Driessche.
Le jury de Jacques Deret (collectionneur), Michel Maidenberg (directeur artistique), Camille Malissen (photographe), Nathalie Marchetti (rédactrice en chef adjointe photo de l’Express Styles) et Alexandre Percy (directeur de la Galerie Acte 2), réuni le 7 octobre 2014 à la Galerie Acte 2, a attribué la Bourse du Talent #59 Mode à Jenny Bewer.
Entre photo de mode et artistique, Jenny Bewer met en image la divergence entre l’humain, l’âge et le vêtement à partir de la collection de la créatrice Daniela Macuh. La photographe, ambassadrice du designer, interroge ce tiers de la “norme” qui impose une adéquation entre l’habit et l’âge. Dans sa série The Third, éponyme de la collection, Jenny milite pour que chacun reprenne en main sa liberté, et décide de s’apprêter comme il le souhaite, peu importe l’âge. C’est la singularité et la multiplicité de sa production qui sont remarquées. “J’ai un vrai coup de cœur pour la variété de son travail”, a déclaré Michel Maidenberg, “chaque matin, vous vous réveillez avec une idée différente et vous la réalisez. C’est ce qu’on voit là. Jenny essaie toutes ses idées et nous rend un travail abouti”. Nathalie Marchetti salue l’univers très riche de la photographe et conclut en précisant que “c’est une série de mode que l’on pourrait publier tout de suite”.
Le jury de la Bourse du Talent sur le thème du portrait s’est réuni le 26 juin 2014, il était composé d’Olivier Culmann (photographe), Frédérique Founès (co-directrice de Signatures), Fabienne Pavia (directrice des éditions Le Bec en l’air), Aline Pujo (directrice chez IACCCA) et Esther Woerdehoff (galeriste). C’est Patrick Willocq qui remporte cette 58ème édition avec sa série « I am a Walé Respect Me« , Benjamin Géminel et Mylène Zizzo ont quant à eux reçu le coups de coeur du jury.
Patrick Willocq
« I am a Walé Respect Me »
« J’ai toujours été fasciné par les tribus indigènes car j’ai le sentiment qu’elles possèdent une richesse que nous avons quelque peu perdue. Afin de documenter ce bel hommage à la maternité, la fertilité et la féminité, j’ai proposé à des Walés (« mères nourricières primipares ») de participer à des photographies mises en scène. Chaque scène fonctionne comme une représentation visuelle d’un des sujets dont la Walé voulait chanter le dernier jour de son isolement. Ce jour-là, elle chante l’histoire de sa solitude, et, avec humour, fait l’éloge de sa propre conduite en même temps qu’elle discrédite ses rivales Walés. »
Photographe autodidacte et amateur depuis une vingtaine d’années, Patrick Willocq décide de se consacrer entièrement à sa passion en 2012. Il réalise de nombreux portraits féminins ainsi que des séries autour du Congo, où il a vécu durant sept ans.
La 57ème édition de la Bourse du Talent, consacrée au reportage a été attribuée à Antoine Bruy pour sa série intitulée « Les Maquis ». Un Prix exceptionnel du reportage a été accordé à Camille Lepage avec « On est ensemble ». C’est au hasard des rencontres qu’Antoine Bruy voyage en Europe de l’Est, dans le but de dresser un reportage sur la vie marginale, loin des villes, qu’ont choisi d’expérimenter certaines personnes.
La 56ème édition de la Bourse du Talent, consacrée à l’Espace – Paysage et l’Architecture, a été attribuée à Léo Delafontaine pour sa série photographie « Barentsburg« . Le duo composé de Matthias Pasquet et Elodie Marchand et leur série « Vestiges » ont décroché le coup de coeur du jury.
Barentsburg, nommée d’après l’explorateur néerlandais Willem Barentsz, est une ville entreprise minière de l’Arctique située dans le Svalbard à 55 kilomètres de Longyearbyen en Norvège. Elle est la propriété du trust Arktikugol, une entreprise d’état russe employant majoritairement des travailleurs ukrainiens. En 1920, le Traité du Spitzberg attribue la région du Svalbard à la Norvège sous deux conditions : la zone doit être démilitarisée et chaque pays signataire du traité doit pouvoir en exploiter le sol. La Russie reste actuellement le seul pays étranger à profiter de ce droit, principalement pour des raisons géopolitiques, la mine ayant toujours été déficitaire. Barentsburg fut ainsi un poste d’observation avancé durant la guerre froide et sera un emplacement stratégique dans les nouvelles voies maritimes qui s’ouvriront dans l’Arctique si la fonte des glaces s’accentue.
Durant la guerre froide, la ville connu un véritable essor et compta jusqu’à 1500 personnes. La population soviétique dans le Svalbard était même supérieure à la population norvégienne à cette époque. Aujourd’hui, 370 personnes vivent encore dans cette ville longtemps délaissée où l’on ne trouve ni bars ni restaurants. À quoi bon d’ailleurs puisque là-bas personne ne dispose d’argent liquide, seulement d’une carte à puce qui débite sur votre paye tout ce que vous consommez. Les mineurs ukrainiens ou tadjiks toucheront leur solde uniquement à la fin de leur contrat. En attendant, ils prennent leur mal en patience entre leur travail dans une exploitation minière insalubre, les nuits polaires et l’absence de divertissements.
Barentsburg, ou un arrêt sur image des vestiges de la puissance soviétique.
La 56ème édition de la Bourse du Talent, consacrée à la Mode, a été attribuée à Marie Benattar pour sa série photographie. Le jury composé de Peter Knapp (photographe et directeur artistique), Hervé Le Goff (journaliste), Florence Moll (agent de photographes), Guillaume Piens (commissaire général d’Art Paris) et Françoise Vogt (Direction de la communication PMU) se sont réunis le 19 septembre pour sélectionner la lauréate parmi 12 portfolios de grande valeur.
Née à l’ile de la Réunion en 1984, Marie Benattar passe ses premières années entre son île natale, Paris et Tahiti. En 2003, elle vient s’installer en France où elle étudie la peinture avant de se consacrer à la photographie. A l’issue de son cursus au sein de l’EFET, elle sort major de sa promotion et reçoit le prix Marc Grosset 2010 dans la catégorie photographie plasticienne. Un an plus tard, elle assiste Paolo Roversi lors d’une campagne pour Vogue Italie, et expose aux Promenades photographiques de Vendôme.
Réuni le 16 mai dans les locaux de la Nikon School, le jury de la 54e édition de la Bourse du Talent Portrait 2013 a récompensé le travail d’Armelle Kergall intitulé Anatomie d’une famille française. Issue d’une famille pléthorique, la photographe interroge depuis bientôt dix ans les liens invisibles qui unissent une lignée. À la manière d’une ethnologue, Armelle Kergall photographie ses parents, tantes, oncles, sœurs et neveux entourés des objets de leur quotidien et saisit leur identité.
Le jury réuni le 4 avril 2013 à la Nikon School à Paris a récompensé la jeune photographe Sandra Calligaro pour son travail sur le conflit afghan, et les perspectives d’avenir d’un pays ravagé par 30 années de conflits.
« Dix ans de présences civile et militaire occidentales, le retour partiel de la diaspora et l’afflux massif d’argent ont façonné Kaboul en une capitale cosmopolite qui a favorisé l’émergence d’une nouvelle classe moyenne, » explique la photographe dans son texte de présentation. « Loin de la représentation de l’Afghan sauvage et guerrier véhiculée par Joseph Kessel et Les Cavaliers, les Kaboulis émancipés aspirent aujourd’hui à une vie guidée de plus en plus par les valeurs et les codes sociaux occidentaux, dans le respect toutefois des traditions afghanes. » Les Afghans photographiés par Sandra Calligaro chez eux, dans la rue, dans des supermarchés ou autres lieux de socialisation portent aujourd’hui le rêve d’un nouvel Afghanistan et d’un avenir meilleur.
Le jury composé de Catherine Lenfant (Commissaire d’exposition – Cité Chaillot), Didier Pilon (Directeur ICART-PHOTO Paris), Catherine Cukierman (Agent de photographes), Luc Choquer (Photographe) et Olivier Castaing (Directeur School Gallery), a annoncé vendredi 23 novembre le nom du lauréat de la Bourse du Talent Espace : Vasantha Yogananthan a été sélectionné parmi 12 autres nominés.
Son travail sur la plage de Piémanson en Camargue « s’est rapidement imposé comme une évidence », a affirmé Catherine Lenfant. Vasantha Yogananthan a « maîtrisé son sujet de bout en bout, à travers le paysage, l’humain, la lumière, » a-t-elle ajouté. Le jury a été impressionné par la cohérence de cette série qui réussit à raconter une histoire complète autour d’un lieu et de ses habitants. « Grâce à cette unité de tonalités, et de sensibilités, le photographe construit une sorte de vision panoramique, où les paysages permettent de relier les personnages entre eux, » a déclaré Luc Choquer.
A la fois travail sur le paysage et reportage, Piémanson est né de la rencontre entre Vasantha Yogananthan et les habitués de la plage de Piémanson, il y a quatre ans. Ce lieu de villégiature est « un lieu de bric et de broc, très chaleureux, très ouvert, où il se passe toujours quelque chose. J’ai voulu montrer l’attachement des gens à ce lieu. Un lieu très fragile – à l’image de l’architecture si légère de ses cabanons – qui est menacé de fermeture chaque année par les autorités, » raconte le photographe. « Cette série pourrait être interprétée comme une tentative de photographier des sentiments, bien que sur cette plage tout tienne de l’impalpable. De ce je-ne-sais-quoi qui plane dans l’air, sur la mer, entres les caravanes, et l’horizon. »
La 51e Bourse du Talent Mode a été décernée le 18 octobre à Isabelle Chapuis. Dans sa série Barbapapa, qui sera exposée en décembre prochain à la Bibliothèque Nationale de France, la jeune photographe joue avec les matières et propose une narration onirique autour du célèbre produit de confiserie.
Le jury composé de Danielle Paquin Jansem (Galerie Matignon), Vee Speers (Photographe), Eric Higgins (Editions Chez Higgins), Cécile Schall (fotofever), Noémie Mainguet (Agent de photographes) à porté son choix sur le travail poétique de la photographe Isabelle Chapuis. Situé à la convergence de la mode et de l’art, Barbapapa est un travail « abouti et maîtrisé », a déclaré Noémie Mainguet. « Ce travail qui correspond parfaitement à la Bourse du Talent Mode s’est distingué des autres séries proposées par sa pertinence, sa grâce et son humour. » Pour Éric Higgins, le travail d’Isabelle Chapuis « joue des codes de la mode tout en développant un univers singulier et créatif propice à être exposé en galerie, et (…) laisse percevoir un gros potentiel. »
Fascinée par les matières, Isabelle Chapuis utilise la beauté d’un garçon-mannequin, et la texture diaphane de la barbe à papa, pour créer une narration inédite et pleine de mystère. « J’ai approché cette série avec la même exigence visuelle qu’une série de mode féminine, » explique la photographe. « Pour ce faire, je cherchais chez un enfant une beauté froide, qui ne soit pas enfantine. J’avais envie de jouer et mettre en scène une matière qui évoque inévitablement l’enfance tout en détournant les codes. »
Les photographes finalistes de la Bourse du Talent Mode étaient les suivants : Annabelle Tiaffay, Isabelle Chapuis, Julie Ramage, Guillaume Millet, Malo, Hyune L-K, Nicolas Dartiailh, Black Spring Graphics, Lucile Godin, Sophie Lemedioni, Jean Lionel Dias, Agata Wolanska. La lauréate remporte une dotation Nikon et sera exposée dans le cadre d’une exposition collective à la Bibliothèque Nationale de France à partir du 13 décembre 2012.
Le jury a désigné Thomas Sanchez, jeune photographe français basé à Buenos Aires, lauréat de la Bourse du Talent – Portrait pour sa petite oeuvre multimédia intitulée Sueños Compartidos. Le photographe d’origine japonaise Mami Kiyoshi a obtenu quant à elle la mention spéciale pour sa série New Reading Portraits.
Le jury de la 50e édition de la Bourse du Talent – Portrait composé de Pierre Anthony Allard (photographe, ancien directeur artistique du studio Harcourt), Esther Woerdehoff (Galerie Esther Woerdehoff), Tina Merandon (photographe), Virginie Bergougnoux (agent photographe) et Nathalie Belayche (agent de photographes et commissaire d’expositions) a récompensé mardi le photographe Thomas Sanchez pour sa POM Sueños Compartidos. Cet ensemble de diptyques en noir et blanc présente l’histoire des habitantes d’un bidonville de Buenos Aires en Argentine, membres de l’association Sueños Compartidos qui vise à transformer les abris de fortune en logements sociaux. Travaillent sur le chantier à salaire égal aux hommes, ces femmes se battent pour « avoir leur propre logement et un travail décent. »
Le photographe Joan Bardeletti a remporté la 49e édition de la Bourse du Talent Reportage pour sa série « Black Snow« . Réalisé en janvier 2012, ce travail raconte le quotidien d’un groupe de migrants africains partis de Libye, et transférés par les autorités italiennes dans la station de ski italienne de Montecampionne.
La jeune photographe, Julie Glassberg, a obtenu la mention spéciale du jury pour « Bike Kill. » Sa série en noir et blanc montre le quotidien du gang de vélo The Black Label de Brooklyn, New York, et les valeurs d’une communauté en rébellion contre « le système. »
La 48ème édition de la Bourse du Talent consacrée à l’Espace, Paysage, Architecture a été décernée à Renaud Duval avec son travail intitulé « Vergangenheitsbewältigung (la maîtrise du passé) ».
Comment explorer la place de l’homme dans l’espace urbain ou péri-urbain? De quelle manière peut-on mesurer les enjeux mémoriels et historiques, les traces et le renouvellement d’usage des lieux? Pour répondre à ces questions, Renaud Duval s’est rendu dans la partie est de l’Allemagne, l’ex DDR, et a photographié les restes du régime communiste, comme à l’Aéroport de Berlin-Tempelhof ou dans les réserves du centre de documentation de la culture quotidienne de la RDA à Eisenhüttenstadt. Dans ses « déambulations programmées » à la chambre photographique, il questionne les espaces dans leur état évolutif, en renouvellement permanent, afin de fixer ce que l’on (re)garde ou pas.
Le jury était composé de Pierre-Henry Verlhac (Éditions Verlhac), Magalie Jauffret (Journaliste à L’Humanité), Basia Embiricos (Galeriste), Cédric Delsaux (Photographe) et Christian Gattinoni (Critique et Professeur à l’ENSP d’Arles).
La 47ème édition de la Bourse du Talent consacrée au Portrait a été décernée à Estelle Fenech avec son travail intitulé « Elle a marché vers lui ».
Cette série est l’histoire d’une transformation. Une transformation subtile mais radicale à la fois, celle d’une fille nommée Paula qui décide de devenir Paul. Fruit de plus d’un an de travail, la série constitue une recherche photographique mais aussi sociologique, et montre avec sensibilité et minutie un être en train de se construire. En alliant des portraits et des vues du ciel, la photographe et vidéaste suggère ainsi un rapprochement entre deux temporalités, celle de Paul et la nôtre.
La 46ème édition de la Bourse du Talent sur le thème de la Mode, Beauté, Studio a été décernée jeudi 15 septembre à Thomas Devaux pour son travail Attrition.
Le jury était composé de Nathalie Marchetti (rédactrice en chef adjointe d’Express Styles), Rénate Gallois Montbrun (agent de photographe), Alexandre Percy (co-fondateur d’Acte2), Rémi Faucheux (directeur artistique de l’association RVB), et Agnès Voltz (commissaire d’exposition indépendante).
Dans ses images, le photographe français de 31 ans, confronte noirceur et élégance. Débordant de références classiques et de personnages tirés d’une mythologie réinventée, Thomas Devaux se joue des médiums qu’il utilise et brouille les pistes. Partant de ses photographies du monde de la mode dont il extrait les personnages et les matières pour les dupliquer, les décomposer et les recomposer, il déplace les frontières de la photographie pour se rapprocher d’une pratique du collage dont le rendu imite la lithographie.
Le jury de la Bourse du Talent #45 composé pour cette session de Goksin Sipahioglu (Sipa), Laurence Bagot (Narrative), François Bornstein (Galerie Sit Down), Marie-Odile Perulli (ELLE) et Gilles Coulon (photographe, Tendance Floue) a nommé Mathias Depardon lauréat de la Bourse du Talent Reportage. Si son reportage sur les migrants afghans fut qualifié de « complet », « bien documenté », « fort », le jury n’a jamais cessé de se poser la question « qu’est-ce qui fait un bon reportage aujourd’hui ? ». Est-ce le regard du photographe ? son écriture ? le média utilisé ? la narration ? le sujet ?
La 44ème édition de la Bourse du Talent sur le thème des paysages / espaces / architecture a été attribuée à Jessie Maucor pour sa série sur Les Esconois.
Il y a 400 esconois à Escou, dans les Pyrénées Atlantiques. Mes arrière grands-parents y étaient paysans, comme la large majorité des habitants de l’époque. Ma grand-mère s’installa en ville
lorsqu’elle épousa un ouvrier. Elle garda toute sa vie un attachement à ce lieu, qu’elle me transmit avant même que je ne le connaisse. Ses récits ont préfiguré les photographies. Se détachant donc d’une valeur documentaire, elles revendiquent l’imaginaire qui les précède. Elles sont nées d’une mémoire à laquelle je me suis confrontée, l’interprétant et la prolongeant dans une représentation à la limite de le réalité et la fiction. Je suis allée à la rencontre de ce village comme on part en voyage. Le village est devenu un pays. Le parcourant, il me parût chaque fois plus vaste, inépuisable et exotique. En plus d’interroger l’effet de réel que crée la photographie, Les Esconois pose au travers d’un objet de recherche à priori pauvre la question de notre rapport à ce qui est (extra-)ordinaire.
La 43ème édition de la Bourse du Talent sur le thème de la mode a été attribuée à Nathalie Hubert pour sa série sur baptisée « Isolato ».
Le diptyque est un exercice difficile qui nécessite une parfaite harmonie et cohérence entre les photos mises en confrontation, ce que Nathalie Hubert a réussi avec succès. Elle a instauré un jeu de rappels et de correspondances au fil de ses images qui a fait l’unanimité du jury, composé cette année de Gabriel Bauret (commissaire d’exposition), Lou Molgaard (éditions Taschen), Anne-Laure Quilleriet (l’Express Style), Jean-Marc Scialom (Stage Photo Parisien) et Sasha Van Dorssen (photographe).
La 43ème édition de la Bourse du Talent sur le thème de la mode a été attribuée à Nathalie Hubert pour sa série sur baptisée « Isolato ».
Le diptyque est un exercice difficile qui nécessite une parfaite harmonie et cohérence entre les photos mises en confrontation, ce que Nathalie Hubert a réussi avec succès. Elle a instauré un jeu de rappels et de correspondances au fil de ses images qui a fait l’unanimité du jury, composé cette année de Gabriel Bauret (commissaire d’exposition), Lou Molgaard (éditions Taschen), Anne-Laure Quilleriet (l’Express Style), Jean-Marc Scialom (Stage Photo Parisien) et Sasha Van Dorssen (photographe).
Le Reportage, thème de la 41ème Bourse du Talent inaugure la première édition de la Bourse de l’année 2010.
La lauréate est Elisabeth Schneider pour la POM « M ‘aime pas peur ».
Cette Petite Œuvre Multimédia est une production de deux minutes, résultant d’un travail de deux ans. Après avoir été tireur noir et blanc pendant 6 ans, puis au quotidien Libération en tant que tireur, Elisabeth Schneider commence une formation en photojournalisme au cours de laquelle elle fait son travail sur Brigitte, une femme atteinte de sclérose en plaque.
Sans une trop grande préparation préalable, Elisabeth Schneider dissocie le moment de la prise de vue et celui du son. Pourtant bien que ce dernier est lieu en aval des prises de vue, il est constitutif du travail car la parole de Brigitte – unique bande-son de la POM – permet à Schneider de ramener les images dans la réalité, ou plus encore dans l’expérience de la personne photographiée. Plus que l’image, le son fait acte de présence et inscrit le travail de Schneider dans le témoignage. Le photographe réadopte ici une position de passeur.
La 40ème édition de la Bourse du Talent sur le thème de la l’espace a été attribuée à Arno Bignon pour sa série sur Toulouse 31sans.
Le jury final composé de Valérie Fougeirol (Directrice de la galerie Magnum), Sylvie de la Dure (architecte et collectionneuse), Magdalena Herrera (Directrice de la Photo à GEO), Marianne Thery (Directrice des éditions Textuel) et Jean Larivière (photographe) se sont réunis le jeudi 5 novembre 2009 et ont choisi le travail d’Arno Brignon pour être le lauréat de la Bourse du Talent Espace 2009. Une mention spéciale a été attribuée à Julien Lombardi pour son travail intitulé 31100, c’est le code postal du territoire de Toulouse connu sous le nom du Mirail. Dans ces quartiers populaires, on retrouve de manières importantes les populations immigrées de la première, seconde ou troisième génération. Les habitants sont très marqués par les problématiques du chômage, de la précarité, de l’accès au droit, de la violence mais aussi de la stigmatisation. Depuis 2006, j’arpente les rues de ces quartiers, à la rencontre des jeunes, de leurs parents dans un travail photographique qui se veut loin des stéréotypes posé sur ces habitants sans nier pour autant la réalité et la dureté de la vie dans ces territoires d’exclusion….
La 39ème édition de la Bourse du Talent sur le thème de la beauté et de la mode a été attribuée à Claire Cocano pour sa série sur l’adolescence et sur la féminité naissante.
La première édition de la Bourse du Talent dédiée à la mode et à la beauté a été attribuée le jeudi 1er octobre 2009. C’est un message envers la jeune création qu’a voulu donner par son choix le jury final constitué de Laurence Vecten (Glamour), Michèle Zaquin (ex-Vogue, galeriste), Yassen Samouliev (créateur -On aura tout vu-), Jean Yves Lemoigne (Photographe) et Jean Di Sciullo (Editeur et collectionneur).
« Nous avons porté notre regard sur les travaux qui dénotent d’une culture de l’image tout en s’éloignant du mimétisme », explique Jean-Yves Lemoigne. C’est le cas de la lauréate qui possède déjà « une écriture personnelle, non seulement dans l’histoire mais le repérage et dans le choix des cadrages et des chromies. Très jeune, elle est déjà un auteur d’images. » Loin des clichés d’une adolescence rythmée des logotypes des marques sportives, elle s’intéresse aux thèmes plus sensibles de l’adolescence et de la féminité naissante. Au travers de portraits et de mises en situation entre une fille et un décor urbain, elle veut « souligner les contradictions et les questionnements de cette époque » évoquant ainsi « l’ambiguïté et le mystère de l’adolescence ». Une démarche qui détonne dans une photographie de mode déconnectée du monde et qui semble parfois tourner en rond.
La 38ème Bourse du Talentà été rempotée par Lucie et Simon avec leur série « Scènes de vie », dont le thème est la photographie de portrait. « Scènes de vie », une œuvre photographique qui surprend par sa perspective de prise de vue, s’inscrit entièrement dans l’optique de leur travail centré sur l’Homme et le monde dans lequel il vit. Le duo de photographes partage avec Photographie.com l’expérience de la réalisation du projet « Scènes de vie », de la naissance de l’idée à son aboutissement.
Le jury final s’est réunit le jeudi 25 juin 2009, il était composé d’Odile Andrieu (Promenades Photographiques de Vendôme), Béatrice Rossetto (galerie Esther Woerdehoff), François Rousseau (Photographe), Marieke Wiegel (Institut Néerlandais) et Natacha Wolinski (Beaux-Arts magazine & France Culture) .
Dans cette galerie de portraits, les personnages sont mis en scène chez eux lors de diverses activités familières. Les images révèlent des instants intimes, précieux et délicats, qui au-delà de leur simplicité, témoignent d’une réalité quotidienne. Le point de vue depuis le plafond ou le ciel, vient rompre cette banalité en représentant de manière picturale ces fragments d’humanité. Recréant un univers visuel inconnu ; réorganisant les proportions, écrasant toute notion de perspective et de profondeur de champ, si propre à la photographie, cette vision fait perdre à l’œil du spectateur ses repères de lecture classiques habituels.
Le Reportage, thème de la 37ème Bourse du Talent inaugure la première édition de la Bourse de l’année 2009. Le 19 mai, le jury final de la Bourse du Talent composé de Gilles Favier (DA Festival Images Singulières ) Frédérique Founès (Signatures), Lucille Lagier (Atelier de Visu), Yan Morvan (photographe) et Pascal Philippe (Courrier International) a choisi son lauréat pour cette Bourse Reportage, c’est donc le travail de Clémence De Limburg qui a été primé !
Escape raconte l’histoire familiale de la séparation douloureuse d’une mère et sa fille. Le projet commence comme une commande pour New York magazine.
Intéressée par la psychologie et l’ethnographie humaines, elle réalise un reportage sur la communauté juive orthodoxe Satmar. La jeune photographe habite à Bed-Stuy, quartier noir à côté du quartier juif de Williamsburg. Pendant une de ses promenades dans le quartier elle assiste à la célébration du rituel Yom Kippur (Le jour du Grand pardon, dont le thème central est le pardon et la réconciliation). Fascinée par le rituel elle essaie petit à petit à se rapprocher des Satmars. Pour Clémence de Limburg les projets naissent en étant sur le terrain : « Je fonctionne beaucoup en étant sur place et en suivant mon intuition. Ensuite si un sujet m’intéresse je me documente pour creuser plus loin et ouvrir d’autres pistes. J’ai passé du temps à me promener dans le quartier.
Le jury de la Bourse du Talent réuni le jeudi 23 octobre 2008 a donc attribué la 36ème édition sur le thème l’Espace, Paysage et Architecture à Jean Frémiot pour ses « Territoires occupés » , et à décerné une mention spéciale à Marilia Destot pour sa série photographique « Ellipses ».
Des territoires occupés
Comme Jean Frémiot ne fait et n’a jamais fait autre chose que ce qu’il a envie de faire, le voilà lancé dans « Les Territoires occupés », ces photos qu’il prend sur des chantiers de lotissements en construction à la périphérie des villes. Chantiers désertés le temps d’une pause déjeuner ou cigarette, laissés tels quels, avec leurs boyaux qui se dévident, les meurtrières que n’ont pas encore comblées les fenêtres qu’on posera une fois les cloisons montées, le toit arrivé. Chantiers laissés à la lumière d’un jour, qui n’aura, une fois occupés, plus lieu d’être. Lieux d’êtres en devenir, déposés là, dans un entre-deux qui tient et de la relégation et de l’aboutissement. Parce que ces gens qui vivent là, se vivent dans une forme de réussite, c’est ainsi qu’on le leur a vendu. Ils quittent des quartiers défavorisés, accèdent – rhétorique immobilière – à la propriété. On leur attribue des voisins, des numéros, des places préférables à d’autres. On les laisse nommer leur maison, en faire un lieu reconnaissable. Ils ne savent pas qu’ils payent cher leur indépendance, que les lieux artificiels souffrent d’un déficit de mémoire et d’histoire que l’éloignement d’avec les lieux de culture ne fait qu’aggraver. Il l’annonce, Frémiot, en filigrane, l’insociable sociabilité, kantienne ou woltonienne (1).
Il l’attribue en secret, la mécanique des places dont elles seront privées : en sans-culotte, il va donc chercher là noblesse où elle est. Il réinstaure l’entrée de service qu’on trouve encore dans les appartements des immeubles bourgeois mais plutôt que de veiller à ce que les invités ne le voient pas, il fait une entrée fracassante et, comble du lèse-majesté, c’est lui qui invite ! Après les anciens, il entre en force dans des lieux qui ne l’auraient jamais reconnu si ses photos ne l’avaient pas précédé. L’arrière-scène, les coulisses, rien de cela ne sied vraiment aux rites millimétrés des cérémonies protocolaires : il faudra bien, pourtant, qu’ils s’y habituent, ces monuments historiques, à ce que l’objectif du photographe ramène à ce qui ne se voit pas, souvent parce qu’on ne veut pas le voir.
Parce que quand il rentre dans Jacques Cœur, c’est à l’échafaudage qu’il commence à s’intéresser. Quand, en plein patrimoine –l’idée cooptée de ce qu’on a fait de mieux – il nous remet le nez dans ce qu’on est sans doute en train de faire de pire, il y a matière politique, déjà. Les fragments qui suivent sont des morceaux de philosophie politique, détournés poétiquement. La meurtrière de l’objectif fixe le détail d’un paysage ancien qu’on a remodelé. Les chemins éthique et esthétique sont convoqués, en parallèle des clôtures qui renferment. A travers les chantiers, c’est plus un passé qu’un projet que Frémiot interpelle. Il est à sa place au Palais, mais pas comme le fou du roi : comme l’iconoclaste qui met le doigt là où il ne faudrait pas, plutôt. C’est tant mieux : les engagements qu’on suit sont toujours de ceux qu’on n’aura pas à prendre… Mais il fallait au moins lui donner une réplique ; j’ai fait de mon pire, de là où je suis. De mon Collège aristotélicien là où lui fonde la République Indépendante des Enfants. J’ai baissé le regard pour mieux regarder mes ongles en assénant des vérités. Que je ne prétends pas détenir pour autant : moi qui ne suis pas sociologue, j’ai dû pourtant trouver les mots pour dire cette sociologie qu’il fait plus qu’induire mais à laquelle il n’ajoute rien d’autre que ses photos. Elles sont juste là, criantes, ouvertes à qui veut bien les voir en regardant la série des Territoires occupés.
La 35ème édition de la Bourse du Talent sur le thème du « Portraits dans tous ses états », s’est clôturée le 5 juin, près de 180 dossiers de grande valeur ont été reçus. Le jury de la pré-sélection s’est réuni jeudi 19 juin pour choisir les 12 dossiers qui seront présentés au jury final du 26 juin prochain.
Félicitations à Renan Astier, Jean-Claude Delalande, Laurent Gudin, Ilse Frech, Svetlana Khatchatourova, Stéphanie Lacombe, Marikel Lahana, Ananias Leki Dago, Didier Pazery, Steffen Rault, Benjamin Roi et Hortense Vinet.
Le jury composé de 4 personnalités du monde de la photographie : Brigitte Govignon (Editions La Martinière), Remy Faucheux (Directeur Artistique), Derek Hudson (Photographe) et Baudoin Lebon (Galeriste) s’est réuni le jeudi 26 juin pour décerner la 35ème Bourse du Talent à Marikel Lahana avec son sujet Fictions aptères.
Une photographie qui ancre sa réflexion autour de la genèse du relationnel et de la question du portrait. « Lorsqu’une personne s’offre à nous ne se fictionne-t-elle pas en partie en cloisonnant ce qu’elle souhaite laisser transparaître d’elle même. De même ne préjugeons nous pas de cette personne ? Il me semble que apprendre à connaître un être c’est autoriser à la fictionnner et à la refictionner à mesure que la vie nous autorise à croise nos chemins et à approfondir nos rapports. A partir de ce postulat, je m’autorise une vision du portrait assez libre de personnes qui jalonnent ma vie en laissant libre court à l’expression de ma fictionnalisation d’autrui ».
La 34ème Bourse du Talent a été attribuée à Christophe Chammartin. Parmi les douze autres dossiers pré-sélectionnés pour l’édition 2008 catégorie reportage, son sujet, Prison de plastique, a en effet emporté l’enthousiasme des membres du jury qui s’est réuni le 17 avril.
Armelle Canitrot (responsable de la photo à La Croix), Claudine Maugendre (responsable de la Nuit de l’année des Rencontres d’Arles), Jean-François Dessaint (responsable de la photo au Parisien), Jean di Sciullo (créateur des éditions éponimes et de l’agence Années Lumière) et le photographe Marc Riboud se sont accordés sur la qualité du travail de Christophe Chammartin, tant photographique que dans le traitement du sujet. Un reportage en couleur sur les conditions de vies des immigrés, ces forçats du légume de la région d’Almeria (Espagne), où le plastique qui s’étend à perte de vue recouvre les cultures agricoles. Les hommes y vivent dans des taudis, y travaillent dans des prisons de plastique…
Le sujet a séduit par son unité : « cette série a une vraie identité, a confié Marc Riboud. Avec ces images, on rentre vraiment dans le sujet car il se passe quelque chose à l’intérieur de chacune d’elles. Ce qui est intéressant, c’est que d’un côté il y a la qualité photographique, et de l’autre l’ensemble forme un reportage très complet. »
Cette homogénéité qui semble avoir fait la différence est le fruit de la sélection effectuée par le photographe lui-même. Plusieurs fois, et sans succès malheureusement, Christophe Chammartin a présenté son travail, avant de comprendre que le choix des images compte pour beaucoup. Savoir trier, choisir, sélectionner, orienter, voilà sans doute le plus important, et c’est d’ailleurs le conseil qu’a donné Marc Riboud aux photographes présents à l’annonce du résultat : « Je préfère un reportage avec moins de photographies, l’important reste pour moi la qualité », a-t-il déclaré.
La 33ème Bourse du Talent sur le thème de l’Espace, le Paysage et l’Architecture a eu lieu le 12 octobre 2007, nous notons un grand nombre de participants, avec plus de 200 dossiers recus. Le pré-jury formé des membres organisateurs de la bourse a présélectionné les 12 photographes qui ont participét au jury final le jeudi 25 octobre 2007.
Le jury était composé de : Sophie Bernard (Images Magazine), Stéphane Couturier (photographe), Chantal Desmazière (Editions Scala), Eric Higgins (Editions Higgins, et Parcours Parisien de la Photographie – PPP) et Carole Lenfant (Commissaire d’exposition – Cité Chaillot).
La 33ème Bourse du Talent a été attribuée à Claudia Imbert , une mention spéciale a été décernée à Alain Cornu pour sa série intitulée « Les signes de la forêt ».
L’exposition :
Après des études de littérature espagnole et anglaise aux Etats-Unis, Claudia Imbert a travaillé pendant dix ans dans le cinéma comme assistante opératrice puis comme opératrice. Durant cette période, elle a beaucoup voyagé et a assisté des chefs opérateurs reconnus.
En observant le travail de la lumière des autres, et à force de rencontre, Claudia Imbert s’est forgées sa sensibilité.
Il y a deux ans, elle a arrêté le cinéma pour réaliser ses projets, sa propre photographie. Pendant longtemps, son travail était motivé par le voyage, aujourd’hui elle veut photographier des lieux plus familiers. Elle travaille depuis un an sur un projet à Marseille avec des poloïstes qu’elle met en scène, et cherche avec eux à retrouver des instants de grâce, qui, malgré leur fugacité, sont la réponse à des heures d’entraînement.
Dans le même temps, les quartiers pavillonnaires de Fontenay-sous-bois sont devenus les décors privilégiés d’un nouveau projet où, encore une fois, elle joue de l’artifice, pour se rapprocher du réel.
Elle se donne du temps et laisse ces différents chantiers se construire sur la longueur en résistant le plus possible à l’urgence.
Après des années de tournage en équipe, Claudia Imbert découvre l’indépendance et la solitude du photographe.
Du mardi 18 décembre 2007 au dimanche 27 janvier 2008
La 32ème Bourse du Talent sur le thème du portrait dans tous ses états a eu lieu le jeudi 28 juin 2007 à 15 heures. Parmi les 150 dossiers, d’une grande qualité, reçus, les membres organisateurs ont sélectionné les douze photographes présentés lors du jury final.
Le jury était composé de : Frédérique Babin (Le Monde 2), Sophie Schmit (commissaire d’exposition indépendante), Noémie Mainguet ( agent de photographes : www.noemiemainguet.com), Valérie Belin (photographe : www.valeriebelin.com ) et Bernard Utudjian (Galerie Polaris : www.galeriepolaris.com).
La 32ème Bourse du Talent a été attribuée à l’unanimité à Frédérique Jouval pour son travail sur la Polygamie Africaine.
L’exposition :
La polygamie est une coutume ancestrale qui reste profondément ancrée dans certaines cultures africaines. Elle n’est plus tolérée en France depuis la loi Pasqua de 1993 interdisant le regroupement familial. Les photographies présentées sont des porphototraits de femmes, d’hommes, d’enfants, des vues d’intérieurs maliens, d’objets domestiques. Les visages expriment souvent le désarroi, la souffrance, causés par des situations subies plutôt que choisies, par les femmes mais aussi par les hommes contraints de respecter la volonté des pères.
« Après avoir commencé mon travail en France, explique Frédérique Jouval, j’ai décidé de me rendre au Mali afin de mieux comprendre la réalité et les conséquences de la polygamie. À chaque portrait s’associe une histoire personnelle, heureuse ou douloureuse. En France et au Mali, je suis allée à la rencontre de familles polygames en tentant de repérer les différentes questions posées : difficultés économiques, déni d’enfants, contamination par le virus du sida, asservissement à l’autorité parentale. Au-delà de ces problématiques, j’ai aussi vécu près de familles perpétuant naturellement et sans conflit une véritable tradition culturelle. »
Ce reportage s’inscrit dans la lignée des travaux de la photographe, qui, depuis 1994, utilise son objectif pour approcher des réalités humaines ou sociales « en marge » : la relation amoureuse chez les trisomiques, les jeunes femmes maghrébines déchirées par leur double culture, l’avortement hors délai légal. Les images de ces jeunes artistes, aux antipodes d’une photographie narcissique ou marchande, s’inscrivent dans une démarche exigeante et engagée. Elles sont aussi simplement belles.
A partir du 12 novembre 2007
Lieu d’exposition : Picto Bastille, 53 bis, rue de la roquette 75011 Paris
La 31ème Bourse du talent consacrée au thème du Reportage a été attribuée à Viviane Dalles pour sa série intitulée « Monsanto à la conquête de l’Or Blanc en Inde ».
Le jury final composé de : Isabelle Fougère (journaliste), Cécile Vazeille (Espace Confluences et iconographe à La Tribune), Agnès Voltz (Chambre avec Vues), Patrick Codomier (Agence Vu’) et Eric Facon (Photographe membre du collectif Bar Floréal) s’est réuni, le 3 mai 2007, pour choisir la lauréate de cette 31ème Bourse.
L’exposition :
Quel sera le prix à payer par l’éco-système pour que l’Inde puisse connaître une deuxième révolution verte avec la biotechnologie souhaitée par son président de la République APJ Abdul Kalam afin de nourrir le peuple Indien ? La colonne ‘non violence écologique’ n’est pas au programme de la feuille Excel de la croissance économique. En 2002, afin d’entrer en concurrence avec ses deux principaux rivaux, Etats-Unis et Chine, le gouvernement indien autorisa la firme agro-industrielle américaine Monsanto associée au semencier indien Mahyco, à s’implanter en vue de promouvoir les graines génétiquement modifiées.
À partir des suicides des fermiers submergés par les dettes occasionnées par le recours à des pesticides supplémentaires, la jeune photographe Viviane Dalles a mené une investigation à Warangal au coeur de la région cotonnière du plateau de Deccan en Andhra Pradesh. Son travail « Monsanto à la conquête de l’Or Blanc » qu’elle a réalisé avec ténacité en deux voyages sur trois mois vient enfin d’être récompensée par l’attribution de la 31ème Bourse du Talent. Il montre les premiers impacts des semences OGM sur les hommes, le bétails et la terre. Le jury unanime a choisi de soutenir une démarche carrée où le reportage rejoint le vrai journalisme. Efficace et nécessaire.
Du 10 juillet au 31 aout 2007
Lieu d’exposition : Picto Bastille, 53 bis, rue de la roquette 75011 Paris
Ces photographies ont été réalisées pendant la nuit, à la lumière des réverbères, dans les villes minières de charbon des Cévennes du Gard : Portes, Bessèges et la Grand-Combe. Ces éclairages arbitraires, fixes et immobiles, isolent de l’obscurité les décords et les objets qui se « révèlent » alors. Ils soulignent la suspension et une forme d’attente des lieux. La source lumineuse est hors champ, invisible. Et sur ces lieux déserts, nous attendons les personnages.
Le jury était composé de :
Sylvie Palous – Galerie Seine 51
Gabriel Bauret – commissaire d’exposition
Joel Halioua – Agence JH Editorial
Alain Jullien – Festival Lianzhou et Canton
Thibaut Cuisset – photographe
En 1923 Mustapha Kemal fonde la république de turquie. Gouverneur militaire il imposera au pays, à la manière d’un dictateur, une vision européanisée. Code civil suisse, alphabet français, université anglaise…
Cette démocratie imposée par un seul homme et non provoquée par le peuple, constitue l’élément le plus influent de l’anbiguité de l’identité turque.
Outre sa position géographique entre Asie et Europe, la turquie a subit autant l’influence chrétienne que musulmane, voit son armée comme une garantie de maintien de la démocratie et pousse la laîcité jusqu’au limite des libertés individuelles
À l’Université, comme au lycée, les jeunes filles n’ont pas le droit de porter le voile. certains doyens laissent quelques étudiantes recouvrir leur voile d’un chapeau, ce qui donne lieu à toutes sortes de coquetteries inattendues. Certaines universités obligent les étudiantes à laisser apparaître leurs cheveux.
Quelques-unes revêtent alors une perruque par dessus le voile. Comble de l’ambiguité, le voile qui est censé cacher la féminité des longs cheveux est recouvert d’un artifice qui en annule les effets.
Prise entre la loi et leur convictions religieuses, ces jeunes étudiantes représentent plus que jamais l’anbiguité de l’identité turque
Le jury était composé de :
Alice Morgaine – La Verrière Hermès
Catherine Chevallier – Commissaire d´exposition général des Rencontres Photographiques du Xème
François Fontaine – DA magazine Palace
Christian Chamourat – Photographe
Madagascar – Décembre 2002, janvier 2003
Je suis arrivé vers midi au centre d’éveil Toby Betela. La chaleur était écrasante, le sol blanc réfléchissait la lumière avec violence, la place du village était déserte.
Passé la porte du premier bâtiment je me suis retrouvé au milieu d’une grande pièce. Un grand silence régnait. A même le sol, des patients avec des chaînes aux pieds, le regard parfois vide. Une femme était renroulée, malgré la chaleur, dans une couverture. Un patient jouait avec un ballon de foot confectionné avec les lambeaux de son drap. Certains m’ont regardé interloqués, les autres m’ont ignoré.
Je m’appliquai à prendre chaque photo en étant proche, le plus proche possible, en faisant le moins de bruit possible comme si le silence était synonyme de recueillement, comme si tout le monde était encore là.
J’attendais une réaction.
Rien ne se passa.
Le jury était composé de :
Anne Biroleau – BNF
Sylvie Castelani – Edition Delpire
Brigitte Huard – AFJ – Association des Femmes Photojournalistes
Wilfrid Estève – Photographe
Alain Lebouc – Festival du Scoop à Anger

Vidéos

La Bourse du Talent à la BnF dans Télé Matin

Une vision très personnelle et tellement drôle de Thomas Hervé sur l'exposition consacrée aux jeunes photographes de la Bourse du Talent. Un sujet réalisé pour France 2 diffusé dans l'émission Télé Matin en 2011.

Contactez-nous !

Photographes, pour vos tirages photo, vos expositions, vos événements...
Annonceurs, pour vos retouches, vos plans-média, vos communications grand format,
pour la gestion de vos photos, de vos données...
N'hésitez pas à nous contacter !

Remplissez le formulaire ou venez directement nous rencontrer.

  • Addresse : 53bis rue de la Roquette, 75011 Paris

  • Téléphone : 01 53 36 21 21

Nom (obligatoire)

Email (obligatoire)

Objet (obligatoire)

Message (obligatoire)

captcha